La Commission européenne accuse à nouveau Huawei. Ce lundi, un porte-parole de l’Exécutif communautaire a recommandé aux États membres d’exclure de leurs réseaux de télécommunications la technologie du géant chinois et de l’entreprise ZTE. Bruxelles insiste sur cette demande depuis plus de cinq ans, les qualifiant de fournisseurs « à haut risque ». Cependant, jusqu’à 14 des 27 pays qui composent l’Union européenne, dont l’Espagne, l’ignorent.
Le dernier avertissement de la Commission intervient après avoir ordonné aux banques européennes partenaires de cesser de financer des projets d’énergies renouvelables utilisant des composants techniques fabriqués en Chine, en Russie ou en Iran, comme ceux de Huawei. Cette mesure, avancée en avril par Poste du matin de la Chine du Sudcoupe les ailes des financements européens acheminés à travers des entités telles que la Banque européenne d’investissement (BEI) ou la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD).
Les équipes sous le feu des projecteurs sont celles que l’on appelle les investisseurs ou investisseursun appareil précieux capable de convertir l’électricité produite par des panneaux solaires (courant continu) en une source capable d’alimenter un réseau électrique, une usine ou une maison (courant alternatif). Sans ces transformateurs, l’énergie solaire ne pourrait pas alimenter un réfrigérateur ou un routeur, ni stabiliser un réseau. Ce secteur crucial atteindra un volume mondial proche de 15 milliards de dollars d’ici 2025.
Réseaux électriques / IBERDROLA
Détourner le réseau électrique
Bruxelles assure qu’en contrôlant la quantité d’électricité injectée dans le réseau, les entreprises qui contrôlent ces investisseurs pourraient utiliser ce pouvoir pour détourner le système électrique et provoquer des coupures de courant en déconnectant simultanément des milliers d’entre eux. « Nos évaluations des risques ont confirmé des menaces, notamment la manipulation des paramètres de production d’électricité, l’interruption de la production d’électricité et même l’accès non autorisé aux données opérationnelles », a expliqué la Commission. « En pratique, cela pourrait signifier une panne d’électricité, une panne à distance des réseaux des États membres, entraînant des coupures de courant à l’échelle nationale. »
Le nouveau veto établi par la Commission s’appliquera à partir du 1er novembre prochain et, pour des raisons pratiques, représente un nouveau coup dur pour Huawei, le principal fournisseur de ces appareils. EL PERIÓDICO a contacté la marque et attend une réponse. Cela nuit également à d’autres entreprises chinoises leaders dans ce secteur comme Sungrow, Growatt, SRNE ou GoodWe. En revanche, cela profiterait à des concurrents comme l’allemand SMA Solar Technology, l’israélien SolarEdge ou l’américain Tigo Energy.

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Plus d’interdictions
Au-delà de l’énergie solaire, les onduleurs sont également vitaux pour d’autres appareils comme les éoliennes ou les batteries, secteurs également contrôlés par la Chine. Tous deux sont « explicitement inclus » dans le veto européen, selon un document interne consulté par le portail Euractiv. Interrogées par EL PERIÓDICO, des sources communautaires ont indiqué qu’« il est possible » qu’il y ait une extension de l’interdiction à d’autres « éléments liés aux technologies des énergies renouvelables, ainsi qu’à d’autres dispositifs », une option que permettra la loi sur la cybersécurité.
En plus de demander son exclusion des réseaux de connectivité, la Commission a pris d’autres mesures à l’encontre de Huawei. En avril de l’année dernière, l’exécutif d’Ursula Von der Leyen a opposé son veto à des groupes de pression liés à l’entreprise, par mesure de « précaution », après un scandale notoire de corruption présumée. Malgré tout, comme prévu Politiqueses intérêts continuent d’être représentés à Bruxelles par SolarPower, le groupe de hall d’entrée le plus influent dans le secteur des panneaux solaires.