Les mesures conservatoires décrétées par le juge Juan Carlos Peinado contre Begoña Gómez, épouse du président du gouvernement, forceront l’annulation de son agenda international. Le juge a convoqué Gómez ce mercredi pour lui retirer son passeport, afin qu’il ne puisse pas assister au sommet de l’OTAN qui se tiendra à Ankara (Turquie) les 7 et 8 juillet. Bien qu’il ne soit pas courant qu’il accompagne le chef de l’Exécutif à ce type de sommet, à l’exception de celui de Madrid avec un agenda parallèle intense pour les épouses des dirigeants, il l’a fait occasionnellement à l’Assemblée générale de l’ONU ou aux sommets du G20.
Du 22 au 28 septembre aura lieu à New York la Semaine de haut niveau de l’Assemblée générale de l’ONU, au cours de laquelle Pedro Sánchez doit prendre la parole. À la fin de l’année, entre le 14 et le 15 décembre, le président du gouvernement participera au sommet du G20 qui se tiendra à Miami (États-Unis), au cours duquel le pays hôte organise habituellement également des événements parallèles pour les compagnons.
Le juge Peinado était déjà sur le point d’empêcher Begoña Gómez d’assister à la réunion du G20 tenue en 2024 à Rio de Janeiro (Brésil), en la convoquant le jour même du voyage. Sa défense a alors présenté un document dans lequel il informait le juge d’instruction qu’il ne pourrait pas se présenter à la convocation, qui a finalement été reportée.
Begoña Gómez n’a pas accompagné Sánchez à son premier sommet du G20, celui tenu en 2018 à Buenos Aires (Argentine), mais elle l’a fait l’année suivante, pour se rendre à Osaka (Japon). En 2020, ce sommet s’est tenu par vidéoconférence, en raison de la pandémie de covid, Begoña Gómez a donc repris son rôle dans ces sommets avec le reste des compagnons des dirigeants présents à la réunion de Rome (Italie) et plus tard à Bali (Indonésie).
Le sommet annuel des dirigeants des principales puissances mondiales a un ordre du jour parallèle auquel participent les conjoints des dirigeants. Tous n’y participent pas, mais c’est une coutume dans le cas d’une bonne partie des pays participants, y compris l’Espagne, même si la figure du partenaire de la personne qui exerce la présidence du gouvernement n’est pas institutionnalisée.