Le chancelier allemand Friedrich Merz a proposé mercredi à Berlin que l’OTAN s’engage financièrement fortement en faveur de l’Ukraine lors de son prochain sommet qui se tiendra à Ankara en juillet, afin de servir de signal de soutien à Kiev contre la Russie. « Nous voulons envoyer à Ankara un signal clair de soutien à l’Ukraine. Le gouvernement propose qu’en tant qu’alliés européens de l’OTAN, nous offrions à Kiev un engagement financier ferme », a déclaré Merz lors d’une apparition au ministère des Affaires étrangères avec ses homologues d’Italie, de Pologne, du Royaume-Uni et du président français. Selon Merz, un tel engagement enverrait un message clair à la Russie : « l’Ukraine reste forte et le soutien de l’Europe ne faiblit pas ». Macron a noté qu’à l’heure actuelle, les Européens et les Américains « se rapprochent à nouveau », notamment en ce qui concerne la volonté des États-Unis d’accroître la pression sur la Russie. Le Premier ministre sortant du Royaume-Uni, Keir Starmer, a pour sa part souligné que la Russie montre des signes d’affaiblissement vis-à-vis de l’Ukraine, ce qui devrait inciter Moscou à mettre davantage de pression sur elle. La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, a souscrit au soutien de son pays à « une paix juste et durable » dans la guerre de la Russie contre l’Ukraine, « dans un contexte qui exige avant tout des garanties de sécurité efficaces pour le pays attaqué ». Le Premier ministre polonais Donald Tusk a rappelé que son pays accueillera jeudi et vendredi à Gdansk une nouvelle édition de la Conférence pour la reconstruction de l’Ukraine, et a souligné la nécessité de faire preuve d' »unité » au sein de la communauté transatlantique, car, selon lui, « l’avenir » de l’Ukraine, de l’Europe et du monde occidental en dépend.