Au total, 1 174 978 personnes ont déposé une demande pour bénéficier du processus extraordinaire de régularisation des migrants promu par le gouvernement. Ce chiffre dépasse le demi-million de personnes initialement prévu. A ce jour, le nombre de dossiers traités est de 609.737.
Initialement, l’Exécutif estimait qu’un demi-million de personnes bénéficieraient du processus, sur la base des estimations de l’Initiative législative populaire (ILP) sur laquelle se base cette initiative. Cependant, en fonction du rythme des candidatures, le gouvernement a envisagé un scénario de maximums qui, finalement, ne s’est pas produit car 1,2 million de candidatures ne seront pas atteintes. Sur le total des demandes présentées, 83,2% ont été traitées par voie électronique, un chiffre similaire à d’autres processus d’immigration, tandis que les 16,8% restants ont été enregistrés en personne, selon les données officielles fournies par le ministère de l’Inclusion, de la Sécurité sociale et des Migrations, qui est celui qui a piloté le processus.
Sur le total des demandes reçues, 79,6% correspondent à des autorisations dues à des circonstances exceptionnelles dues à des racines extraordinaires, tandis que les 20,4% restants concernent des autorisations destinées aux demandeurs de protection internationale.
Ce processus représente la plus grande régularisation lancée en Espagne, doublant les chiffres de la dernière, qui était jusqu’à présent la plus étendue, celle promue par Zapatero en 2005, avec 691.655 demandes et 576.506 autorisations accordées (83,4%). Sous les gouvernements Aznar, deux autres ont été développés : celui de 2000, qui a enregistré 272 482 demandes et 264 153 concessions (96,9 %), avec le taux d’approbation le plus élevé de tous les processus ; et celui de 2001, avec 351.269 demandes et 239.174 permis (68,1%).
Le processus vient à contre-courant des temps dans l’Union européenne, avec l’entrée en vigueur le 12 juin du nouveau Pacte européen sur la migration et l’asile (PEMA), le premier cadre législatif au niveau communautaire qui durcit les conditions d’entrée des migrants sur le vieux continent.