L’Union européenne étudie l’interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les mineurs. C’est ce qu’a confirmé ce mardi la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen.
« Plus tôt ce mois-ci, j’ai convoqué mon groupe d’experts pour la première fois. Ils examinent comment l’Europe peut mettre en œuvre d’éventuelles restrictions au sein de l’UE », a-t-il déclaré dans un discours prononcé lors de sa deuxième visite en Australie.
L’Allemand a salué le « courage » du pays océanique, qui interdit depuis fin 2025 aux adolescents de moins de 16 ans d’accéder aux plateformes numériques comme Instagram, TikTok, X ou YouTube, entre autres. « L’exemple de l’Australie est un exemple pour nous tous (…) Nous vous souhaitons beaucoup de succès », a-t-il célébré.
Le rejet grandit dans l’UE
Von der Leyen n’a pas donné plus de détails sur la manière dont Bruxelles pourrait promouvoir une initiative similaire, mais a clairement indiqué que la protection des mineurs dans le monde en ligne C’est une priorité. « En tant que mère de sept enfants et grand-mère de six enfants, je ressens profondément la responsabilité de protéger nos enfants. C’est nous, les parents, qui devons élever nos enfants, et non des algorithmes addictifs et prédateurs », a-t-elle souligné. « Quand il s’agit de la sécurité de nos enfants, cela ne devrait surprendre personne que nous pensons de la même manière. Et que nous soyons prêts à nous défendre et à défendre le type de société dans laquelle nous voulons vivre. »
« Nous sommes les parents qui doivent élever nos enfants, et non des algorithmes addictifs et prédateurs »
Le président de l’exécutif communautaire a également indiqué que plusieurs États membres de l’UE « réfléchissent à suivre l’exemple » de l’Australie. C’est le cas de la France, du Danemark ou de l’Italie, mais aussi de l’Espagne. Le président du gouvernement, Pedro Sánchez, a annoncé qu’il prévoyait un veto similaire à celui de l’Australie qui toucherait les mineurs de moins de 16 ans et qui s’ajouterait à d’autres mesures possibles comme la responsabilité pénale des plateformes ou la création d’un outil pour suivre « l’empreinte de la haine » sur Internet.