Catalogne La campagne n’est pas encore officiellement lancée, mais les candidats sont déjà plongés dans le tumulte électoral. Les élections réorganiseront la table politique avec le doute de savoir si elles créeront de nouvelles majorités possibles et si les vetos croisés ancreront un blocus qui conduira à la répétition électorale. L'ordre de la tribune sera bien entendu décisif pour défaire le triple duel présidentiel entre Salvador Illa, Père Aragonès et Carles PuigdemontQui sera président ? Ceci est le pactomètre du 12 mai moins d'un mois avant les élections.
Illa ne risque pas la victoire électorale, mais plutôt le triomphe de sa capacité à gouverner. Et cela ne dépend pas seulement du nombre de sièges supplémentaires qu’il obtiendra par rapport aux 33 obtenus en 2021, mais aussi du total des indépendantistes. Dans le cas contraire, le terrain de jeu est ouvert pour le PSC.
Le candidat socialiste a des options s'il assume la tripartite de gauche et convainc Esquerra qu'il vaut mieux entrer dans un gouvernement avec les Comuns que de rester en dehors. Ongle triple alliance progressiste dans lequel les Républicains devraient pouvoir justifier, sous le mantra de la centralité, le fait de favoriser Illa sans montrer le contrôle de la Generalitat et dans lequel les violets doivent rendre leur position contre le Hard Rock compatible avec les grands projets que les socialistes priorisent Catalogne. La relation entre Illa et Aragonès s'est graisséela question est de savoir s’il est suffisant qu’ERC franchisse cette étape.
Un pacte entre le PSC et Junts ne peut être exclu, sur la base des alliances au Congrès, mais Carles Puigdemont Il aurait dû quitter la politique active à ce moment-là, n'ayant pas réussi à être « réintégré », ce qui faciliterait une entente.
Aragonès continue de séduire large route avec lequel il est devenu président en 2021 : ERC, Junts, CUP et Comuns. Su mandato ha estado marcado por la disolución de los bloques que cimentó el 'procés': fue investido gracias a la mayoría independentista, Junts rompió el Govern y PSC y Comuns le sostuvieron puntualmente hasta que los morados se plantaron por el Hard Rock y él precipitó les élections.
Aragonès affirme qu'il ne sera pas d'accord avec les socialistes pour éviter des fuites dans le camp indépendantiste vers l'après-convergence et, bien qu'il ait conçu la campagne, il est convaincu que la stratégie idéale impliquait presser Illa et ignorer Puigdemont, au siège de Calabre, ils ont détecté qu'ils devaient entrer au corps à corps avec l'ancien président. Querelle, mais pas au point d'être inconciliable et de les empêcher de gouverner à nouveau ensemble. La principale crainte des républicains est de rester à la troisième place, contraints de choisir entre Illa et Puigdemont sans majorité indépendantiste.
Le candidat ERC, de par son palmarès, est le candidat qui a le plus d'avantages pour parvenir à un accord car il a plus d'accords et avec plus d'acteurs. Aujourd'hui, une tripartite de gauche qui ouvre les portes de la Generalitat à Illa ne fait pas partie de ses projets, mais il n'y a aucun doute quant à savoir s'il doit conclure un accord avec le PSC pour maintenir Aragonès à la tête du gouvernement. Les relations avec les Comuns sont déjà en train de se reconstruire après avoir ruiné les comptes publics.
L'ancien président reviendra en Catalogne le jour de la investiture s'il est ou non candidat à la présidence de la Generalitat. Son retour est le « leitmotiv » de la (pré)campagne : il lui permet de personnifier en lui-même le triomphe de l'amnistie et de promouvoir que ce n'est qu'avec lui au gouvernement qu'il pourra tenir tête à Sánchez des Palaos. Une stratégie d'usure d'Aragonès qui a des conséquences sur la dépendance du gouvernement vis-à-vis de l'ERC et des Junts et qui, incidemment, sert à reléguer Illa : Cela n'aurait « aucun sens » de soutenir le gouvernement si le CPS l'empêche d'assurer la présidencecomme déjà prévenu dans le RAC1.
Le bronze le laisserait hors des Palaos car pour l'ERC il serait incontestable que la présidence reviendrait à Aragonès. S'il obtient l'or, les Républicains ne pourront pas arrêter son ascendant, mais Puigdemont exigera alors une nouvelle #pressingCUP avec un résultat incertain, car les habitants de Cupero débattent en interne pour savoir s'ils sont en mesure de faire un pas vers la gouvernabilité ou s'ils restent en marge.
Aux Comuns ne les attend pas et ne les cherchera pasmais il ne fait guère de doute que si la formation indépendantiste xénophobe, Alliance catalane, entre au Parlement et lui offrira ses voix. Une autre affaire est que Junts les négocie et entre ainsi dans les profondeurs du débat complexe sur l’immigration qui alimente l’extrême droite.
Puigdemont exclut d'être d'accord avec le PSC car il estime que cela faciliterait sa présence Ce doit être un ordre direct de Sánchez à Illa, s'il veut rester à la tête du gouvernement et continuer à compter sur Junts pour supporter la législature. La relation entre l'ancien président et le chef de l'opposition est nulle, et ils accumulent les querelles depuis l'automne turbulent de 2017, lorsqu'Illa était à la tête de l'organisation socialiste.
Les résultats du 12 mai éclairciront les options, mais peut-être pas encore la future présidence.
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