L’intelligence artificielle est devenue la nouvelle ruée vers l’or, un train qui promet de grandes opportunités économiques dans lesquelles de plus en plus de pays et d’entreprises s’engagent. La frénésie d’investissement qui a éclipsé le marché depuis fin 2022 a donné lieu à un océan d’applications commerciales dans lequel il est difficile de s’orienter.
Quelle plateforme puis-je utiliser pour résumer des documents complexes ? Et créer un agent autonome qui exécute des tâches à ma place ? Pour guider les internautes, EL PERIÓDICO a préparé un guide pratique qui compile les meilleures applications d’IA générative et les classe selon leurs usages.
Si vous recherchez une IA à tout faire, Anthropic, OpenAI et Google proposent les meilleurs modèles multimodaux avec un raisonnement approfondi. Ses dernières versions, Claude Fable 5 et Claude Opus 4.8, GPT-5.5 et Gemini 3.1, occupent le podium des systèmes les plus puissants au monde, selon l’Artificial Analysis Intelligence Index, indice de référence du secteur. Qwen, la famille de modèles développée par le géant chinois Alibaba, figure également sur certaines de ces listes.
Grâce à ses applications Claude, ChatGPT et Gemini, les utilisateurs peuvent accéder à des assistants complets capables de rechercher des informations, de rédiger, de résumer des documents complexes, de générer du code informatique et de travailler à la fois avec la voix et les images. Ainsi, ces solutions peuvent être particulièrement utiles pour les professionnels qui ont besoin de lire beaucoup de documents et qui travaillent avec des outils bureautiques.
Si les modèles multimodaux sont capables de générer des images grâce à des commandes écrites, il existe des applications particulièrement puissantes comme GPT Image 2, d’OpenAI, ou Google Flow, une plateforme de « création cinématographique » propulsée par Veo 3, son dernier modèle en génération vidéo, ainsi que Nano Banana Pro, spécialisée dans les images de synthèse. C’est également le cas de Runway, davantage destiné aux professionnels du secteur, ou de Midjourney, Canva, Adobe Firefly ou Stable Diffusion, de la société Stability AI, plus faciles à utiliser pour les utilisateurs sans connaissances préalables.
Il est important de noter que cette branche de l’industrie de l’IA est particulièrement controversée, car certaines entreprises ont été signalées pour avoir utilisé des œuvres protégées par le droit d’auteur sans autorisation ni compensation financière pour former leurs modèles et d’autres ont été accusées de ne pas en faire assez pour empêcher la création de contenus abusifs ou illégaux.
Dans le domaine de la génération audio, il existe des applications spécialisées dans la génération de voix synthétiques, d’autres dans la transcription et d’autres encore axées sur la production musicale. Dans le premier type, on distingue la start-up polono-américaine ElevenLabs, valorisée 11 milliards de dollars. Dans le second, Otter.ai, Scribe, Rev, Sonix ou TurboScribe. Dans le troisième, Suno se démarque ; Lyria 3, de Google DeepMind ; Mureka, MiniMax ou Udio.
Comme dans le point précédent, la création musicale avec l’IA a réveillé le malaise d’une partie importante de l’industrie artistique. Sans aller plus loin, Universal Music Group, Sony Music et Warner Records ont poursuivi Suno et Udio, les accusant d’utiliser des chansons protégées par le droit d’auteur pour entraîner leurs modèles d’IA. Des artistes comme Billie Eilish, Stevie Wonder, Katy Perry et Pearl Jam se sont joints aux manifestations.
L’IA a ouvert la porte à des utilisateurs sans connaissances pour générer du code informatique et des erreurs de débogage, cruciales pour la création de pages Web, d’applications ou d’autres outils numériques, uniquement avec des instructions conversationnelles. Si vous recherchez un assistant qui accélère l’appel codage d’ambianceles plus populaires sont Claude Code, d’Anthropic, et Codex, d’OpenAI. Les deux sont largement utilisés dans l’industrie du logiciel.
Mais il existe également d’autres solutions notables comme Cursor, un agent d’édition de code qui utilise des modèles d’autres sociétés et que SpaceX d’Elon Musk envisage d’acheter pour 60 milliards de dollars après son introduction en bourse. C’est également le cas de l’assistant GitHub Copilot, développé par OpenAI et propriété de Microsoft.
De nombreux internautes utilisent déjà les chatbots IA comme oracles pour poser toutes sortes de questions. Cela comporte des risques, car les modèles continuent de générer des informations erronées qu’ils présentent comme vraies. Dans cette optique, l’une des applications les plus recommandées pour rechercher des informations est Perplexity, qui génère des réponses synthétiques avec des liens vers des sources. Pour traiter et analyser des documents dans un environnement fermé, une autre option robuste est NotebookLM, de Google, ou Claude 3.7 Sonnet. L’entreprise la mieux placée pour capitaliser sur cette utilisation est Google, qui a déjà intégré son IA dans son moteur de recherche populaire via le mode AI et les résumés générés par les aperçus de l’IA. Néanmoins, les experts recommandent de vérifier les données et les liens régurgités par les applications de votre choix.
L’industrie de l’IA passe des chatbots aux agents, majordomes numériques théoriquement capables d’exécuter tout type de tâches de manière plus ou moins autonome. Bien que son utilisation puisse comporter des risques en matière de cybersécurité, il existe des applications destinées aux utilisateurs ordinaires et d’autres aux clients professionnels souhaitant automatiser une partie de leurs tâches. Pour les premiers, Claude Cowork, OpenClaw, ChatGPT Agent, Manus, Genspark ou Kuse Cowork se démarquent. Pour le secteur industriel, les plus pertinents pour la gestion d’agents complexes sont Claude Managed Agents, OpenAI Frontier, Microsoft Agent 365, Gemini Enterprise Agent Platform ou Meta Business Agent.