Les Forces de Sécurité surveillent l’activité de onze dirigeants migrants à Ceuta

Ils élèvent la voix, arrêtent les disputes, arbitrent les combats, donnent des instructions aux groupes ; les autres restent silencieux lorsqu’ils parlent… Leur ascendant a été constaté dans des cas comme le retour de centaines de subsahariens sur la plage d’El Trampolín à Ceuta après la première expulsion effectuée par la police, ou, dans la première semaine d’août, dans des concentrations devant les portes des supermarchés. Dans le groupe innombrable de migrants resté à Ceuta après l’entrée massive des 30 et 31 juillet, des dirigeants ont émergé, dont certains transcendent le rôle occasionnel de meneur. L’une des zones d’information des organes de la Sûreté de l’État qui les surveillent compte onze personnes concernées identifiées.