Les dégâts sont survenus le 29 octobre 2024, mais ce mercredi, plus de 20 mois plus tard, la justice ajoute un nouveau mort au nombre officiel de personnes tuées par le drame. C’est ce qu’a déterminé le juge du Tribunal d’Instance de Catarroja qui instruit le cas dans une ordonnance dans laquelle ce bilan dramatique s’élève à 232 morts.
Comme l’a rapporté le Tribunal Supérieur de Justice de la Communauté Valencienne dans un message sur ses réseaux sociaux, le dernier décès reconnu est une résidente âgée de Guadassuar souffrant d’insuffisance respiratoire chronique qui s’est retrouvée sans l’oxygène dont elle avait besoin après l’inondation de sa maison et la coupure de courant.
En ce sens, selon les informations transmises par le tribunal supérieur, la femme a été secourue par les pompiers et quelques voisins vers midi le lendemain du ravin, le 30 octobre, et a été emmenée dans une résidence de la même municipalité, où elle a pu être réanimée. Par la suite, elle a été évacuée en ambulance vers l’hôpital de La Ribera, où elle est finalement décédée le 6 novembre, huit jours après la catastrophe.
Ainsi, citant le rapport médico-légal, le juge affirme que la femme « présentait une insuffisance respiratoire chronique sévère, avec dépendance à l’oxygénothérapie à domicile et à la ventilation mécanique non invasive » et que l’interruption de celle-ci à la suite de la blessure « a agi comme un facteur déclenchant de la décompensation respiratoire aiguë qui a conduit à l’hospitalisation, avec une relation causale temporelle et physiopathologique existant entre les deux événements ».
« Le décès est survenu dans le contexte d’une pluripathologie chronique sévère préexistante, de sorte que l’interruption de l’oxygénothérapie à domicile et de la ventilation mécanique non invasive doit être considérée comme un facteur contributif ou concausal dans l’évolution défavorable, sans pouvoir être établie comme cause directe, unique et indépendante du décès », indique le rapport médico-légal. Dès lors, le magistrat conclut à l’existence d’un « lien de causalité », découlant de cette interruption de l’approvisionnement en oxygène, qui conduit « inévitablement » à inclure ce défunt comme victime du préjudice « objet de l’enquête dans la présente procédure préliminaire ».
Augmentation des chiffres
Le nombre officiel de décès est en augmentation depuis le début de l’information judiciaire. Il y a un an, en septembre 2025, le juge d’instruction a inscrit l’enfant à naître comme victime 229 en raison du décès de la mère, enceinte de six mois. L’instructeur soulignait dans cette résolution que cette femme « menait une autre vie, une vie humaine dépendante de sa mère, qui a également péri le 29 octobre 2024 ».
Trois mois plus tard, en décembre 2025, ce nombre a encore augmenté, atteignant 230 lorsqu’un habitant de la ville de Catarroja, décédé à l’hôpital La Fe de Valence le 3 novembre des suites d’une thromboembolie pulmonaire, a été reconnu comme victime de l’inondation et un lien de causalité a été établi entre ce décès et l’inondation dont a souffert sa maison.