50 % des Espagnols soutiennent l’interdiction de X dans l’Union européenne si le réseau social appartenant au magnat de la technologie Elon Musk refuse de se conformer au droit communautaire sur la vie privée et la transparence.
Une nouvelle enquête réalisée par YouGov montre que l’Espagne est le pays européen le plus enclin à prendre la main lourdement contre l’ancienne plateforme numérique connue sous le nom de Twitter. 78% des personnes interrogées demandent que des « mesures supplémentaires » soient prises si les violations juridiques identifiées par la Commission européenne ne sont pas corrigées.
Le 4 décembre, X a été condamné à une amende de 120 millions d’euros pour une « conception trompeuse » et un « manque de transparence » contraires à la loi sur les services numériques (DSA).
Si l’on regarde les données de près, l’enquête montre que les électeurs de Sumar (93 %) et du PSOE (87 %) sont ceux qui soutiennent le plus la prise de mesures contre X, tandis que ce chiffre tombe à 75 % parmi les électeurs du PP et à 53 % parmi les électeurs de Vox. 81% des personnes s’identifiant à d’autres partis politiques soutiennent également cette réaction.
Le Président du Gouvernement, Pedro Sánchez, lors de la conférence « Formation professionnelle et entreprise : l’alliance qui conduit l’avenir », au Ministère de l’Éducation, le 4 février 2026, à Madrid (Espagne). Le rendez-vous, dans lequel le ministre intervient également / Matias Chiofalo – Europa Press
Rejet également en Europe
L’enquête YouGov a interrogé 1 000 personnes en Espagne, mais aussi en Allemagne, en France, en Italie et en Pologne. Dans ces pays, le pourcentage de la population qui choisit d’interdire le réseau social de l’homme le plus riche du monde est légèrement inférieur, à 47 %, tandis que le pourcentage qui demande l’adoption de nouvelles mesures est de 70 %.
L’enquête montre à quel point les électeurs qui s’identifient à l’extrême droite sont moins favorables à l’adoption de sanctions contre X, une plateforme dont Musk a fait un refuge pour les idéologies radicales et les messages de haine. En Allemagne, 41 % des électeurs d’Alternative pour l’Allemagne (AfD), un groupe qui comprend des conservateurs eurosceptiques et des néo-nazis, rejettent toute mesure contre le réseau social. En France, une majorité de partisans de Marine Le Pen soutiennent la poigne de fer, mais avec un pourcentage nettement inférieur à celui des électeurs du président Emmanuel Macron.
En Espagne, 64 % des personnes interrogées estiment qu’il est plus important pour l’Europe de protéger la vie privée et la sécurité numérique que pour ses relations avec les États-Unis. En Allemagne, le soutien est de 70 % et en France de 73 %.
« Les Européens en ont assez des avertissements vides de sens.