L’Union européenne prépare son engagement le plus clair à ce jour pour interdire aux mineurs l’accès aux réseaux sociaux. Selon avance Euractivla présidente de la Commission européenne, l’Allemande Ursula von der Leyen, profitera de son discours annuel sur l’état de l’Union le 16 septembre pour annoncer un veto qui affectera l’ensemble du bloc.
Des responsables et diplomates européens ont expliqué au portail spécialisé que Bruxelles ne dispose pas encore d’un cadre juridique pour mettre en œuvre cette restriction, mais que l’initiative devrait faciliter une nouvelle loi qui oblige les plateformes numériques à adopter des mesures de vérification de l’âge pour garantir que les plus jeunes utilisateurs puissent accéder à leurs services.
Le plan de l’Exécutif communautaire répond à la pression croissante des États membres pour protéger les mineurs sur Internet. Plusieurs d’entre eux, comme l’Espagne, l’Allemagne, la France, la Grèce ou le Danemark, manœuvrent déjà pour appliquer leurs propres restrictions, suivant ainsi l’exemple de l’Australie, où le veto est en vigueur depuis le 10 décembre 2025.
Pour l’instant, on ne sait pas exactement quel âge minimum la Commission proposera, même s’il pourrait se situer entre 15 et 16 ans. On ne sait pas non plus quelles méthodes il proposera pour mettre ces restrictions en pratique. Certains pays ont choisi d’exiger le consentement parental obligatoire, tandis que d’autres optent pour un veto total soutenu par des technologies de vérification de l’âge. Dans sa dernière manœuvre, présentée ce jeudi, le gouvernement espagnol opte pour la deuxième voie.
Un responsable européen a prévenu Euractiv que, même s’il « pourrait » y avoir une annonce d’interdiction, le groupe d’experts qui conseille la Commission sur cette question n’a pas encore publié ses recommandations. La commission, créée par Von der Leyen, présentera son rapport le 13 juillet. D’ici là, « l’orientation politique et les prochaines étapes concrètes ne peuvent être prédites », a-t-il noté.