« Je reste ferme, ils ne vont pas me faire taire en allant en prison »

L’entrée en prison de José Luis Ábalos ne met pas fin aux avertissements qu’il prodiguait depuis les jours précédant la décision judiciaire de la Cour suprême. L’ancien ministre des Transports a encore une fois adressé un message à travers les réseaux sociaux avec un nouvel avertissement : « Je reste fort et ferme, en me mettant en prison ils ne vont pas me briser ni me faire taire ».

Compte officiel d’Ábalos sur le réseau socialAu nom d’Ábalos», sous-entendant que c’est quelqu’un d’extérieur qui publie les messages véhiculés par l’ancien leader socialiste. Dans la biographie de ce réseau, on peut également lire différents contenus : « Député de Valence. Je suis innocent ! Même s’ils demandent 24 ans de prison pour des crimes que je n’ai pas commis, je me battrai pour la vérité et la justice, même s’ils disent que je suis coupable. »

Le dernier message avant son entrée en prison date de mercredi et a été adressé à la deuxième vice-présidente du gouvernement, Yolanda Díaz, à qui il a reproché de l’avoir traité de « golfe », l’accusant d’utiliser irrégulièrement son domicile officiel. Ce dimanche, son compte a de nouveau été réactivé. Dans l’un de ses messages, Ábalos adresse ce qui pourrait être un nouvel avertissement à l’Exécutif, après avoir adressé la semaine dernière des avertissements à Óscar Puente, Yolanda Díaz et Pedro Sánchez lui-même.

« Ma gratitude pour le bon traitement que je reçois en prison de la part de tous les fonctionnaires et des autres détenus. Mon adaptation est moins traumatisante que ce à quoi je m’attendais. Bien sûr, il fait très froid ici. » commence le leader, qui parle d’abord de son adaptation en prison, avant de réaffirmer : « Je reste fort et ferme, et en me mettant en prison ils ne vont pas me briser ni me faire taire… ».

Ce n’est pas le seul message envoyé depuis son entrée au Soto del Real (Madrid). Ce samedi, il a publié une vidéo accompagnée de quelques mots faisant référence au poème de Guillermo Mayer, « « N’abandonnez pas. » Ce dimanche, tôt dans la matinée, il a également lancé un autre tweet où il s’en prend à des « dirigeants autoritaires », à des « médias achetés » et à un « État de droit dégradé » pour expliquer sa situation.

« Les fondations nécessaires à une société libre, juste et égalitaire sont progressivement démantelées. Je défendrai mon innocence avec le peu qu’il me reste », déclare-t-il dans son récit. « Que peut représenter quelqu’un qui, issu d’un gouvernement ou de son opposition, ne respecte pas un droit fondamental comme la présomption d’innocence, reconnu et opposable à tous », poursuit-il.

« Je suis déjà en prison parce que le système l’a décidé, sans avoir procédé à un procès et sous un faux prétexte subjectif de risque extrême de fuite, d’avoir un mineur à ma charge, de prendre soin de ma mère de 96 ans un week-end sur deux et d’être un membre du Congrès qui assiste au Congrès chaque semaine », déplore le message.

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