La pression monte contre Elon Musk. Ce lundi, la Commission européenne a ouvert une autre enquête contre le réseau social X pour avoir déployé Grok, l’assistant d’intelligence artificielle utilisé par les utilisateurs pour générer de fausses images de femmes et même de mineurs nus.
Bruxelles soupçonne que la plateforme anciennement connue sous le nom de Twitter et détenue par le magnat de la technologie aurait pu violer la loi sur les services numériques (DSA) en activant Grok sans évaluer ou atténuer de manière adéquate les risques liés à la diffusion d’images manipulées sexuellement explicites, à la violence de genre et au matériel d’abus sexuel sur des enfants, deux contenus illégaux dans l’Union européenne.
« Nous avons des raisons de croire que les institutions européennes préviennent que « ces risques semblent s’être matérialisés, exposant les citoyens de l’UE à de graves atteintes » à leur bien-être physique et mental.
« Dégradation violente et inacceptable »
« Le contrefaçons profondes Les actes sexuels non consensuels des femmes et des enfants constituent une forme de dégradation violente et inacceptable. Grâce à cette enquête, nous déterminerons si
L’IA du réseau social X (Grok) limite également la retouche photo aux utilisateurs payants / Archive
Face aux critiques selon lesquelles la Commission n’a pas agi jusqu’à présent, des sources communautaires ont expliqué que l’Exécutif ne peut intervenir que lorsqu’il s’agit de problèmes « systémiques » sur une plateforme. Lorsqu’il s’agit de cas individuels, ce sont les autorités judiciaires nationales ou celles chargées de la protection des données qui doivent intervenir.
Dans le même temps, la Commission a défendu que, sans les contacts avec la plateforme qui ont eu lieu ces dernières semaines, « aucun des changements apparus n’aurait été introduit ». Ils font référence par là à la décision de Musk de limiter la génération d’images avec Grok, des changements qui ne suffisent pas pour le Community Executive.
Les lois européennes obligent les grandes plateformes Internet à évaluer les risques systémiques de leurs produits et services avant de les mettre en œuvre et ainsi de les ouvrir à un usage citoyen. L’enquête exigera que l’homme le plus riche du monde fournisse un rapport sur ce processus afin de prouver que les effets négatifs potentiels de la fonctionnalité qui permet à son IA de générer tous types d’images ont été pris en compte.
Deuxième enquête
En parallèle, la Commission a également élargi une autre enquête, en cours depuis décembre 2023, qui étudie un éventuel manquement de X aux obligations en matière de gestion des risques de ses systèmes de recommandation. Cela inclut la décision de la plateforme de passer à un système algorithmique basé sur Grok.
S’il s’avère que par ailleurs, pendant cette période, les institutions communautaires se réservent le droit d’adopter de nouvelles mesures coercitives.

Le magnat de la technologie Elon Musk fait ses adieux à son rôle de conseiller spécial du président américain Donald Trump. /Evan Vucci/AP
Le 5 décembre, la Commission a infligé une amende de 120 millions d’euros au magnat. Le magnat a répondu à cette amende en appelant à « l’abolition » de l’UE.