Les animaux jouent également leur propre Coupe du monde. Ou du moins, c’est ce qu’il semble sur les réseaux sociaux, où chaque match décisif est accompagné d’un nouvel « oracle » prêt à faire son pronostic. Les tortues, les girafes, les hippopotames, les chèvres, les perdrix et même les chiens ont transformé un simple choix alimentaire en un phénomène viral qui a déjà accumulé des milliers d’adeptes grâce à un palmarès surprenant de succès.
Parmi eux, l’un des grands protagonistes a été Yellow, la tortue marine de Benalmádena. Leur méthode particulière consiste à choisir entre deux portions de brocoli identifiées aux drapeaux des équipes qui se font face. Et jusqu’à présent, le bilan parle de lui-même : il a remporté les victoires de l’Espagne contre l’Uruguay, l’Autriche, le Portugal, la Belgique et la France, devenant ainsi l’un des talismans inattendus de l’équipe. Pour ce dimanche, jour de la grande finale, il n’a pas hésité et a une nouvelle fois penché en faveur de la sélection de Luis de la Fuente.
Cependant, la fièvre des animaux pythonyx ne s’arrête pas là. Fali, une girafe du parc Terra Natura Murcia, a également gagné l’affection des fans après avoir enchaîné plusieurs prédictions favorables pour l’Espagne qui ont fini par se réaliser. Depuis, chaque nouvelle élection est suivie avec attente sur les réseaux, où leurs vidéos ont atteint de multiples vues. Dans le dernier cas, il n’y a pas réfléchi à deux fois non plus : sa voix va une fois de plus à la Roja.
De Thaïlande vient une autre des grandes stars de ce tournoi : Moo Deng, l’hippopotame pygmée qui avait déjà acquis une renommée internationale pour avoir réussi la finale et champion de l’Euro 2024. Dans cette Coupe du Monde, il est devenu une fois de plus une tendance en anticipant une finale entre la France et l’Angleterre avant que les demi-finales ne soient jouées, renforçant ainsi sa réputation comme l’un des animaux les plus médiatiques de cet univers particulier. Pour la finale, contrairement à Jaune et Fali, leur balance penche du côté de l’Argentine.
D’autres noms peuvent s’ajouter à cette liste, comme Taco, une perdrix qui a fini par choisir l’Espagne après plusieurs minutes de doute ; Rubí, une chèvre qui s’est dirigée directement vers l’option de l’équipe espagnole ; ou Elfi, un chien saucisse qui, en plus de parier sur la victoire de l’Espagne, a osé prédire la finale contre l’Argentine.
Que ce soit par superstition, par amusement ou par simple curiosité, ces « experts » improvisés ont déjà fait attendre des millions de personnes leurs élections avec presque autant d’attente que les partis eux-mêmes. Et, au-delà du succès ou du hasard, chaque nouveau pronostic alimente la conversation sur les réseaux et rappelle que le football peut aussi se vivre à travers les histoires les plus inattendues.