« Cuernos » sur Instagram, mais la discothèque n’est pas responsable : disculpée pour avoir répandu des infidélités sur ce réseau social

Une pratique courante dans les pubs et les clubs consiste à diffuser des photos et des vidéos de clients sur leurs réseaux sociaux lors des soirées de fête. C’est une belle revendication de faire connaître le lieu. Le fait est que cette procédure peut entrer en conflit avec certains droits fondamentaux des personnes qui apparaissent sur ces images. Une affaire qui vient de donner lieu à une décision juridiquement intéressante en est un exemple clair. Il s’agit du procès intenté contre une discothèque du centre de Vigo qui a publié sur Instagram une vidéo mettant en lumière une infidélité. Bien que le juge qui a entendu l’affaire en première instance ait condamné l’établissement à indemniser le client de 6 000 euros en concluant à une ingérence illégitime dans le droit de l’homme à son image et à sa vie privée en postant la vidéo sans avoir obtenu son consentement exprès, le tribunal l’acquitte désormais après avoir appliqué un critère différent : il ne voit pas cette ingérence illégitime car il s’agissait de clichés de la généralité des personnes qui se trouvaient dans le pub dans lequel se trouvait l’image de la personne lésée, et c’est le clé, « simplement accessoire ».