Le parquet de Ceuta a augmenté le nombre d’agressions sexuelles enregistrées dans la ville autonome de 16 à 23 depuis l’entrée massive de migrants les 30 et 31 juillet. Cinq d’entre elles ont été avec pénétration, selon les dernières données fournies ce lundi par le ministère public, qui signale également que certaines des agressions ont été commises en groupe.
Les victimes des agressions enregistrées, qui ont augmenté de sept en seulement trois jours, sont des femmes ou des filles, sauf dans un cas où l’agressé était un homme LGTBI. Neuf des personnes agressées ont entre 14 et 17 ans et, malgré ce que l’on pourrait penser, les personnes enquêtées ne sont pas seulement marocaines : quatre ont cette nationalité, mais il y a aussi trois Espagnols et un Belge, parmi les personnes actuellement identifiées comme auteurs présumés des attentats en cours d’enquête.
La procureure générale de l’État, Teresa Peramato, s’est rendue jeudi dernier à Ceuta en compagnie de la procureure générale d’Andalousie, Ana Tárrago, et de la procureure de la Chambre de coordination des mineurs, Teresa Gisbert. Dans la comparution qu’a offerte Peramato, après avoir rencontré les représentants du Ministère Public de la Région de Ceuta, il a déjà indiqué que les données qui lui avaient été transmises reflétaient « une augmentation de certaines catégories criminelles », parmi lesquelles les agressions sexuelles.
Goutte à goutte d’expulsions
Tout au long du week-end, les expulsions se sont succédées pour différentes raisons, liées par exemple à l’agression subie par plusieurs soldats espagnols qui voyageaient à bord d’un véhicule ou à la tentative d’utiliser de faux passeports ou de prouver qu’ils avaient un casier judiciaire. Le ministre de la Politique territoriale et de la Mémoire démocratique, Ángel Víctor Torres, à la tête du commandement unique pour faire face à la crise migratoire, a estimé dans une interview sur Antena 3 que plus de 200 migrants entrés à Ceuta à la fin du mois de juillet ont été expulsés après avoir été détenus pour implication dans un délit.
Vendredi dernier, le ministre de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, avait fait état de l’expulsion de plus d’une centaine. Selon les mots de Torres, nous serons « absolument intransigeants » avec ce type de comportement. Selon des sources du ministère de l’Intérieur, trois des personnes expulsées depuis le 30 juillet avaient des antécédents de crimes liés au djihadisme, rapporte Efe.
Concernant la sécurité du retour des écoliers de Ceuta dans les salles de classe, le responsable du commandement unique a garanti qu’il se déroulerait dans une absolue normalité. Le ministère de l’Éducation a annoncé qu’il renforcerait la surveillance dans les centres éducatifs et les parcours scolaires de Ceuta pour garantir que le cours commence normalement le 8 septembre, avec la présence des forces de sécurité dans les zones proches des écoles et instituts pendant les heures de cours.