Le photographe Shin Noguchi a demandé des explications à la mairie de Barcelone sur l’inspiration des images de « Poca vergonya », la campagne de la capitale catalane visant à mettre fin aux comportements inciviques.
La campagne « Petite honte », lancée par la Mairie il y a quelques semaines, vise à sensibiliser aux comportements inappropriés sur la voie publique.
Cela coïncide avec la nouvelle ordonnance sur la coexistence, qui impose des amendes plus sévères en cas de comportement inapproprié dans les espaces d’usage commun, comme jeter des papiers ou des mégots de cigarettes par terre, ou se soulager dans la rue.
Différentes situations
Le plan de Barcelone est basé sur la diffusion d’images directes et à fort impact dans différents lieux et situations. Ils ont été diffusés dans la presse, à la télévision numérique et sur les réseaux sociaux, avec un ton à la fois énergique et pédagogique.
Pour cette raison, chaque photo montre les situations réalisées par ceux qui manquent de respect à l’espace public, les qualifiant de « canailles ».
Inspiration ou plagiat ?
Depuis le lancement de cette propagande, le Japonais Shin Noguchi a dénoncé que deux des images sont très similaires à celles qu’il a prises en 2016 à Tokyo, c’est pourquoi il accuse de plagiat le responsable de ces photographies de la campagne de Barcelone.
Shin Noguchi est un artiste prestigieux qui a publié dans les médias japonais et internationaux et a participé à de multiples expositions dans des pays comme la France, le Canada et la Chine.
Contact avec la Mairie de Barcelone
Noguchi, après avoir vu l’imitation, a contacté directement la Mairie de Barcelone pour demander des explications, mais explique, sur ses réseaux sociaux, que la Mairie lui a seulement dit qu’il s’agissait de photos du photographe Hugo Menduiña et lui a donné ses coordonnées pour qu’il puisse le contacter directement.
Noguchi explique également, dans un post sur Instagram le 27, qu’il a contacté Menduiña, mais n’a pas reçu de réponse.
Des explications opportunes
Des sources municipales affirment que la mairie a contacté l’artiste japonais et lui a offert suffisamment d’informations pour résoudre le malentendu, selon les informations d’Europa Press.
De son côté, Menduiña assure qu’il « ne connaissait pas auparavant » Noguchi ni son travail, et que c’est une coïncidence, selon Europa Press.
Question politique
La controverse reste entière. Même le président de Junts per Catalunya, Jordi Martí, s’est fait l’écho de la question du conflit des droits d’auteur, accusant le maire de Barcelone, Jaume Collboni, de manque de rigueur.
En outre, Martí critique le manque de contrôle du gouvernement Collboni dans la gestion des campagnes publicitaires institutionnelles. C’est pour cette raison qu’il a posé dix questions au maire sur l’affaire pour clarifier d’éventuelles responsabilités.