Le service public de la Justice est le plus méconnu de l’administration. Il y a généralement des contacts avec l’éducation ou la santé, mais on estime qu’environ 39 % de la population adulte espagnole a eu recours au système judiciaire, que ce soit en tant que plaignant, défendeur, accusé, victime ou témoin.
C’est pourquoi il n’est pas surprenant que l’une des tentatives de cyberarnaque qui s’est le plus développée ces derniers mois soit l’usurpation d’identité d’une notification judiciaire. L’Agence de Cybersécurité de Catalogne a détecté une campagne de diffusion de logiciels malveillants via des courriers électroniques prétendant provenir d’un tribunal. La société de cybersécurité Eset a enregistré un nombre élevé de cas avec le même système ces derniers mois.
L’objectif des cybercriminels est que les destinataires téléchargent des virus chevaux de Troie sur leurs appareils. Ces types de fichiers infectent les systèmes et permettent le vol des données personnelles ou bancaires des utilisateurs. Plus précisément, les cybercriminels envoient des e-mails avec un sujet trompeur, ce qui sonne l’alarme. Par exemple, « notification judiciaire urgente – document PDF joint pour examen immédiat ».
Cependant, dans l’e-mail, il n’y a rien d’autre écrit. Cette tactique est utilisée pour inciter les utilisateurs à télécharger la pièce jointe sans hésiter. S’ils le font et l’ouvrent, ils trouvent un fichier qui imite la conception d’une assignation légitime et qui les invite à scanner un code QR ou à suivre un lien pour, en théorie, consulter le fichier.
L’Agence de Cybersécurité de Catalogne assure qu’il s’agit d’un canular : « en réalité, tout redirige vers un site frauduleux, où l’on peut finir par télécharger des fichiers au format .ZIP qui permettront l’installation de logiciels malveillants sur l’appareil. Dans ce cas, il s’agit d’un cheval de Troie bancaire dont l’objectif est de voler les informations personnelles et bancaires des utilisateurs. »
Il existe une variante de cette cyber-arnaque. Avec les mêmes intentions et un stratagème similaire, des courriels malveillants ont également été détectés qui, au lieu d’une fausse notification judiciaire, joignaient un curriculum vitae fictif.
C’est pour cette raison que l’Agence de Cybersécurité de Catalogne rappelle qu’il convient de se méfier des notifications urgentes provenant d’e-mails trompeurs et que l’utilisateur est invité à ne pas télécharger de pièces jointes ou scanner des codes QR sans vérifier leur légitimité. Les citoyens sont également priés de contacter l’Administration s’ils ont des questions uniquement par les voies officielles.