Les menaces de Donald Trump semblent fonctionner. L’Union européenne a suspendu ses plans pour amender Google pour ses pratiques prétendument abusives dans le secteur de la publicité numérique de peur que le président des États-Unis ne prenne des représailles qui peuvent faire dérailler l’accord commercial transatlantique, alors que les sources internes expliquent à Bloomberg.
Les régulateurs de Bruxelles avaient établi en interne le 1er septembre comme une date pour sanctionner le géant technologique américain pour avoir abusé de leur domaine pour favoriser leur propre système et nuire aux éditeurs en ligne. Cependant, l’intervention de la Commission de commerce de l’UE, Maroš šefčovič, et la pression du ministère américain de la Justice, leur demande s’est arrêtée à la dernière minute, a indiqué lundi le portail Mlex.
L’équipe qui porte ces cas antitrust, dirigée par la personne en charge du concours Teresa Ribera, prépare un projet de décision qui comprendrait une sanction économique et une commande pour que Google cesse ses abus. Son prédécesseur, Margrethe Vestager, a proposé comme une solution pour forcer le géant à vendre une partie de son activité Millmillonarium.
Cependant, la possibilité que Trump contre-attaque avec une autre augmentation des tarifs concerne des positions élevées de la Commission européenne, qui aurait réussi à paralyser leur demande. Les sources consultées par Bloomberg soulignent que la mesure pourrait être retardée « jours et même des semaines » et « encore plus ». Le contenu du projet actuel, disent-ils, pourrait également être modifié.
Menaces Trump
Mardi dernier, Trump a menacé de frapper quiconque a osé réglementer de grandes sociétés technologiques américaines. « J’arrive à tous les pays par des taxes, une législation, des normes numériques ou des réglementations qui, à moins que ces mesures discriminatoires ne soient éliminées, i, en tant que président des États-Unis, imposerai des tarifs supplémentaires supplémentaires pour les exportations de ce pays et imposerai des restrictions à l’exportation de notre technologie et de nos frites très protégées », a-t-il prévenu, avec un œil à l’UE.
Ironiquement, les États-Unis ont jugé il y a un peu plus d’un an que Google agit illégalement pour maintenir le domaine absolu de son moteur de recherche Web. Le ministère de la Justice a confirmé lundi dernier que la meilleure façon de gérer ce monopole est de diviser l’entreprise, évaluée de 1,81 milliard de dollars. Autrement dit, la forcer à se séparer des succursales d’entreprise telles que son programme de publicité Ad Manager, le système d’exploitation Android ou le navigateur Chrome. L’essai sur les mesures correctives est prévu pour le 22 septembre.
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