Les nations européennes nordiques – Finlande, Islande et Danemark, dans cet ordre – se répètent cette année comme les pays les plus heureux du monde, un classement dans lequel le Costa Rica se hisse à la quatrième place et Israël, engagé dans plusieurs conflits militaires en même temps, se hisse à la huitième.
L’étude, qui compte cette année 272 pages, est préparée depuis 2013 et prend en compte des concepts tels que le revenu par habitant, la protection sociale, l’espérance de vie, la liberté de choix, la perception de la corruption et même la générosité.
Ce rapport sur le bonheur mondial est préparé par la société de données Gallup avec des informations provenant de 147 pays, et dans ses 14 éditions à ce jour, ce sont les pays nordiques – ceux mentionnés plus la Suède et la Norvège – qui monopolisent année après année les positions de plus grande satisfaction, et parmi eux quelques « invités » se faufilent.
En fait, la liste des 10 plus heureux, dominée pour la neuvième année consécutive par la Finlande, est monopolisée par les pays européens, à l’exception des deux cas mentionnés du Costa Rica et d’Israël.
L’Espagne s’effondre
L’Espagne recule légèrement cette année à la 41e place, derrière la France, le Royaume-Uni ou l’Italie, et même derrière le Kosovo ou le Salvador. Dans le cas de l’Espagne, il est frappant de constater que sa note en matière de « bien-être des jeunes » a chuté brutalement en quelques années et qu’elle se situe désormais à la 128e place sur les 136 pays évalués dans ce concept. Dans le cas des États-Unis, ils occupent le 23ème rang.
Cette année, comme les années précédentes, ce sont les pays africains et asiatiques qui « reprennent » les trente dernières positions des pays les plus malheureux : l’Afghanistan, la Sierra Leone et le Malawi sont, dans cet ordre, les moins bien placés.
Le Costa Rica devient le premier pays d’Amérique latine à grimper dans le « top 4 » du bonheur – l’année dernière, il a atteint la 6e place -, tandis que le Mexique perd deux positions, de 10 à 12, mais reste dans le groupe des meilleurs endroits où vivre. Selon les critères du rapport, le classement relativement bon des pays d’Amérique latine s’explique par le fait qu’ils entretiennent « des relations sociales et des liens communautaires forts ».
Le poids des réseaux sociaux sur le bonheur
Un fait que le rapport met en évidence est la différence intergénérationnelle lorsqu’il s’agit de percevoir le bonheur, comme dans le cas susmentionné de l’Espagne : « En Amérique du Nord et en Europe occidentale – avec ces mots commence le rapport – les jeunes sont beaucoup moins heureux qu’il y a 15 ans (…) Beaucoup blâment les réseaux sociaux pour cette baisse du bonheur. »
Cependant, le rapport lui-même réfute partiellement cette idée : il affirme que dans le reste du monde, également dominé par les réseaux sociaux, ce mécontentement des jeunes ne se répète pas, mais il reconnaît également que « l’utilisation intense de ces réseaux fournit en grande partie une explication ».
Ce n’est pas un hasard si les réseaux sociaux sont au centre du rapport cette année : leur influence sur l’apprentissage des mineurs, les politiques de régulation, la « perte de temps » résultant d’une utilisation excessive des réseaux, la confusion émotionnelle et une multitude d’effets supplémentaires.