Les Mossos d’Esquadra ont arrêté à Badalona sept membres d’un groupe criminel qui se consacrait à l’introduction de faux billets de 100 euros fabriqués dans le sud de l’Italie. L’enquête a débuté en janvier dernier par l’Unité Centrale de Contrefaçon de Monnaie de la Division d’Investigation Criminelle (DIC), après avoir détecté une augmentation des plaintes concernant des paiements dans des établissements de Barcelone, Badalona, Sant Adrià del Besòs et Santa Coloma de Gramenet. Ils ont utilisé la technique du goutte à goutte, effectuant des achats dans tous types de magasins et utilisant des mineurs pour détourner l’attention des caissiers. La contrefaçon a été réalisée dans des imprimeries contrôlées par la Camorra dans le sud de l’Italie.
Les sept inculpés, qui ont été traduits devant le tribunal d’instruction numéro 3 de Badalona, faisaient partie du même groupe familial et vivaient dans le quartier de Sant Roc. Selon les Mossos d’Esquadra, les membres du complot, qui avaient un historique d’occupations immobilières, changeaient constamment d’adresse.
L’enquête a conclu qu’ils effectuaient des achats dans tous types de magasins et utilisaient des mineurs. Si à un moment donné les caissiers détectaient le faux billet, ils étaient réprimandés jusqu’à ce qu’ils récupèrent la fausse monnaie et repartent sans être identifiés par la police.
Ces billets sont considérés comme dangereux par la Banque centrale européenne, en raison de leur qualité d’impression et de l’imitation des mesures de sécurité. Ce sont des reproductions de l’ancienne série euro. Ils ne sont détectés que si l’on regarde la valeur officielle du billet imprimé en violet au verso, et qu’elle ne vire pas au vert en mouvement, comme dans les billets officiels.
Ces répliques sont les plus répandues en Catalogne et dans le reste de l’État. Sept contrefaçons sur dix sont fabriquées par la Camorra napolitaine.