Il appel lancé sur les réseaux sociaux faire « une sortie » du Maroc pour entrer en masse à Ceuta s’est terminée hier soir avec le tentative d’un millier de jeunes de surmonter l’important déploiement policier placé par Rabat du côté marocain de la frontière. Il a été une nuit de course et de tension à Castillejosla ville marocaine la plus proche de Ceuta. Et aussi une nuit de arrestationsque des sources des forces de sécurité espagnoles évaluent par dizaines, en l’absence de bilan émis par la gendarmerie marocaine.
Une partie importante des personnes détenues pourrait être composée de mineurs. On les voit courir dans les vidéos qu’ils ont eux-mêmes enregistrées et diffusées dans les chats. Les tentatives pour sauter à la mer et atteindre la plage de Ceuta à la nage ont duré jusqu’à l’aube. Le matin, et depuis la limite du quartier de Benzú, à l’autre bout de la ville, une autre tentative a échouéavec une trentaine de migrants se jetant à l’eau, rapportent des sources policières de Ceuta.
Des dizaines de personnes se rassemblent sur une montagne près de la frontière de Ceuta /Reuters
Ce dimanche en milieu de matinée, des groupes de jeunes se sont à nouveau rassemblés à un arrêt avec Ceuta en vue, jusqu’à ce qu’ils ajoutent une façade un demi-millier de personnes. La gendarmerie marocaine et les auxiliaires militarisés mekhazni Ils ont encore bloqué le passage aux migrants.
Poursuites
Ce samedi, alors que la nuit tombait, comme une condensation d’un été dans lequel le phénomène des « nageurs » a rebondi, de grands groupes de jeunes s’étaient installés dans différents quartiers de Castillejos malgré l’importance des forces de police, avec des centaines de véhicules et près de 5 000 agents déployés pour dissuader ceux qui ont suivi les invitations dispersées, principalement, sur Instagram et Tiktok.
Des sources marocaines confirment à EL PERIÓDICO que Les plus grandes persécutions ont eu lieu dans le quartier Raslota de Castillejos.où abondent les soi-disant « enfants des rues ». Mais ils n’étaient pas les seuls membres des groupes qui ont couru devant les gendarmes, qui ont tenté de les empêcher d’atteindre la plage : parmi les détenus, il a été possible de vérifier la présence de garçons – pratiquement tous sont des hommes – algériens, et un groupe minoritaire de Tunisiens. Lors de la tentative nocturne de monter une vague, la participation de migrants subsahariens n’a pas été détectée, mais elle l’a été lors de la tentative matinale.

Deux posts opposés sur les réseaux sociaux marocains avant la tentative d’entrée à Ceuta. A gauche, un Instagrameur souhaite bonne chance à ceux qui tentent, et à droite, un TikTokeur le déconseille / Le journal
« Les jeunes ont pris cette mobilisation comme quelque chose à mi-chemin entre le plaisir et le défi aux autorités et à l’État marocain », explique une source de ce pays qui travaille dans l’assistance sociale aux mineurs. « Ce n’est pas une de ces tentatives de personnes en quête d’une vie meilleure, du moins cette fois, ils n’étaient pas majoritaires », ajoute-t-il. .
Messages trouvés
Tout au long de la semaine, le DGSN (Direction Générale de la Sécurité du Maroc) avait confirmé l’arrestation de plus de 60 personnes pour distribution en ligne messages qui, pour la Gendarmerie, consistent en la « fabrication et diffusion de fausses nouvelles sur les réseaux sociaux incitant à l’organisation d’opérations massives d’immigration clandestine ». Mais les posts, harangues et blagues avec la clé « 15/09/2024 » et autocollants du drapeau espagnol continuait de se multiplier sur les réseaux sociaux à l’approche de dimanche.
Dès vendredi, la police marocaine a envoyé un grand nombre de renforts dans la zone, effectuant des contrôles sévères dans les grandes villes de la région de Ceuta, comme Tanger – avec des coiffures de voyageurs dans les gares – et Tétouan, avec une vérification constante des documents. des étrangers. Toute personne ne pouvant justifier de sa présence ou de sa résidence était envoyée en autocar vers le centre du pays.
Le La Garde civile avait également renforcé son déploiement à Ceuta discrètement, avec l’envoi d’une centaine de policiers anti-émeutes du GRS et, en plus, d’un patrouilleur du service maritime de l’institut armé qui coordonne ce dimanche la surveillance avec un hélicoptère et drones.
À l’approche du week-end, un récit différent a commencé à apparaître sur les réseaux sociaux. C’étaient des messages de Les tiktokers marocains tentent de raisonner le jeune publicavertissant que le projet d’entrer en masse à Ceuta serait inutile, dangereux et préjudiciable aux intérêts des émigrés marocains.
« En fin de compte, celui qui perd est celui qui croit cela et saute la barrière en prenant le risque -dit l’un des plus sensés-. « Quelqu’un qui publie cela sur les réseaux ferme la porte à quiconque tente de le faire derrière lui. » La sécurité de l’Etat marocain a détecté des échos – peut-être aussi des origines – de cette chaîne de messages entre utilisateurs des réseaux sociaux de cCommunautés marocaines dispersées à l’étranger. Parmi eux, de nombreuses sonneries en… Australie.
Seulement deux nageurs ont réussi à atteindre à la plage espagnole entre ce samedi et ce dimanche, bordant la digue frontalière de Tarajal, confirment des sources du gouvernement de Ceuta. Le déploiement de la police reste pleinement actif des deux côtés de la frontière.
Il président de la ville, Juan Jesús Vivasrencontre son équipe ce dimanche pour suivre les événements, rapporte le gouvernement de Ceuta. Vivas a rendu public un « message de tranquillité » et de « pleine confiance dans le travail des forces de sécurité » par rapport à ce qu’il qualifie de « situation tendue et complexe de la frontière ».