Le Centre de Télécommunications et Technologies de l’Information (CTTI) de la Generalitat a paralysé l’attribution d’un contrat d’une valeur de 127 millions, TVA incluse, à l’entreprise commune temporaire (UTE) Sirt-Connecta après avoir déposé un recours contre le processus de l’UTE Telefónica-Tradia (Cellnex). Le CTTI avait accepté d’attribuer ce contrat à Sirt et Connecta lorsque cette entreprise commune a obtenu une note de 96,22 points et que l’alliance entre Telefónica et Tradia est restée à 96,22 points. La décision a été prise le 31 octobre. Parmi les quatre offres présentées, celle commune entre Telefónica et Cellnex, qui formaient également une coentreprise, était la seule qui ne proposait pas d’utiliser des équipements du chinois Huawei, car ils avaient opté pour le finlandais Nokia. Les autres offres concurrentes étaient menées par MasOrange et Vodafone.
Concrètement, il s’agit de l’attribution « d’un accord-cadre pour les services de connectivité d’entreprise aux points de service de la Generalitat et de son secteur public, y compris l’exécution des travaux nécessaires pour connecter les points de service à la fibre optique existante ». Le délai d’exécution est de quatre ans et il n’y a aucune possibilité de prolongation.
Ce contrat a suscité la polémique car, selon diverses informations journalistiques, la coentreprise qui l’a remporté prévoit d’utiliser des équipements technologiques de la société chinoise Huawei. Le processus est paralysé dans l’attente du jugement du Tribunal catalan des contrats du secteur public, selon les informations consultées par EFE.
La Commission européenne a mis en garde à plusieurs reprises contre le poids excessif de Huawei en tant que fournisseur technologique d’infrastructures clés en Espagne, au point de demander l’exclusion de ce fournisseur chinois des infrastructures de télécommunications européennes critiques. Ils avancent un risque potentiel pour la sécurité en raison de ses liens avec le gouvernement chinois. Cependant, la Generalitat a interprété que les recommandations de l’UE en matière de cybersécurité, très axées sur les réseaux 5G, ne les affectaient pas car XCAT n’est pas un réseau 5G.