Avec l’avènement de l’internet, notre société est en pleine mutation. Les nouvelles technologies sont au coeur de cette transformation et il ne se passe pas une semaine, une journée sans que l’on nous annonce de nouveaux changements dans nos comportements, dans notre quotidien.

Le monde est désormais régit par les « Tech » Fintech pour l’économie, Edtech pour l’éduction, Healthtech pour la santé et même Legtech pour le droit.

Il reste néanmoins un secteur apparemment délaissé en France. Celui de la sexualité. Si la sextech est bien présente dans les pays anglo-saxons ou en Asie, en revanche, elle est pratiquement absente dans l’hexagone. Exit la French Sextech.

A l’heure de la réalité virtuelle ou augmentée, de la robotique, de l’impression 3D et du quantified sex, les français apparaissent comme les grands absents. Une absence d’autant plus incompréhensible que le marché se chiffre en milliards et connaît une croissance à deux chiffres très prometteuse. Rien n’y fait on reste toujours aussi frileux pour ne pas dire puritains quand il s’agit de parle de sexe.

Une des réponse à cette situation se trouve sans doute dans les propos tenus par Nicolas Bravant sur France 24. Le Directeur de la société B-Sensory expliquait « Nous avons reçu des refus de prêts, de solution de paiement en ligne et des refus d’assurance. » Les banques, les sociétés d’assurance ne voulant pas voir leurs noms associés aux entreprises de l’intime. Qu’importe la rentabilité et le nombre de création d’emplois, elles se retranchaient derrière des valeurs morales auxquelles elles nous avaient peu habitués.

En réaction à cette situation et à l’absence de la France sur la scène de la sextech, Laetita Vitaux et Nicolas Colin, les créateurs de l’incubateur « The Family » ont lancé un vibrant plaidoyer sous le titre « We want more sex (startups).

 

sex high tech

 

Les auteurs expliquent que comme l’industrie militaire, les technologies de l’intime ont fortement participé au développement de la high tech. Intelligence artificielle, robotique, impression 3D, réalité virtuelle et même pour des nouveaux matériaux.

Autre point important à signaler, les startups de l’intime favorisent l’émancipation des minorités. Le nombre des entreprises de l’intime développées par les femmes n’a jamais été aussi important. Il en va de même pour des collectifs lesbiens et LGBT qui travaillent de plus en plus dans ce secteur.

Cindy Gallop, qui est très active sur le sujet avec notamment son site makelovenotporn, rappelle régulièrement pourquoi la sextech est importante. « Le sexe et la sexualité sont au coeur de tout ce que nous sommes et de tout ce que nous faisons. Comme pour le monde de la tech en général, les entrepreneurs de la sextech sont inspirés par leur expérience personnelle et ce qu’ils perçoivent comme manquant ou nécessaire. » Lire la déclaration en anglais ici.

Alors comme Cindy Gallop, Laetitia Vitaux et Nicolas Bravant, sexhightech.com veut aussi plus de startups de l’intime. Apres le French kiss, le French lover, la French Sextech doit s’imposer dans le monde comme un modèle d’innovation dans le secteur des relations intimes.

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