La rentrée est souvent le moment de prendre de bonnes résolutions. C'est aussi l'occasion de faire un point sur ce qui s'est passé depuis le début de l'année et d'imaginer ce que pourront être les derniers mois. Et ce début d'année 2017 a été particulièrement faste pour la sextech. Avec de nombreuses innovations dans tous les domaines. Et la France n'a pas été en reste.

2017 restera sans doute aussi, voire surtout, l'année de la prise de pouvoir des femmes dans la sextech. De plus en plus de femmes prennent la parole pour parler de sexualité et développer des produits et des services qui correspondent à leurs préférences sexuelles. Le site anglais jwtintelligence a même créé une nouvelle expression Vagina-nomics, la contraction des mots anglais vagina et economics, expliquant qu'il n'y a jamais eu autant de produits sur le marché faits par et pour les femmes.

women of sextech

A New York, un groupe de femmes entrepreneures dans les produits sexuels a créé Women of Sex Tech regroupant plus de 70 femmes de plusieurs nationalités pour tenter de s'imposer dans un univers dominé par les hommes.

A voir si en France, les femmes entrepreneures se regrouperont aussi en collectif pour mieux faire entendre leur voix.

La France où si on devait ne retenir qu'un seul événement de la sextech française, ce serait sans nul doute la première édition du sextechlab. Le premier hackathon du sexe où pendant un week end, les participants ont imaginé le futur du sexe à travers les thèmes comme la rencontre, la sexualité, l'amour, la santé, l'éducation et le porno.

Des applis, des robots et du crowfunding

Parmi les projets qui devraient faire parler d'eux d'ici la fin de l'année, il y a bien sûr Speach, le chatbot d'éducation sexuelle à destination des 13-18 ans. Un projet ambitieux à propos duquel les responsables déclaraient à sexhightech "...Les coaches parlaient d’un an pour pouvoir nourrir en scénarios l’intelligence artificielle, pour qu’elle puisse devenir opérationnelle et capable de répondre aux questions. Il faut mieux prendre son temps et sortir un produit qui soit propre et abouti sinon le projet perd toute crédibilité et il ne s’en remet pas."

Autre projet qui devrait prochainement voir le jour d'après les responsables contactés par mail c'est Porn It Yourself. Un service de mis en contact de couples et d'une équipe de tournage professionnelle pour la réalisation de scènes porno sur mesure. Ce projet a d'ailleurs reçu, durant le sextechlab le soutient de l'incubateur lancé par la société Dorcel.

Il y a d'autres produits dans les cartons de la sextech française, des applis de rencontre pour caser sa mère célibataire, TUMAMM,  des jeux coquins pour se lancer des défi, Can U, des jeux de cartes sexy et décalé, Kantoutacou et d'autres dont nous aurons l'occasion de reparler le moment venu.

Une autre bonne nouvelle a été l'annonce en Angleterre de AdultXfunding. Une plateforme de crowdfunding qui ambitionne de devenir le Indiegogo de la sextech. L'arrivée de ce nouvel acteur dans le monde de la sextech est d'autant plus importante que pour beaucoup de start-ups, la difficulté est de trouver le financement à leurs projets. Comme nous l'expliquait Jason Maskell "Nous acceptons tous les projets légaux de la sextech pour en faire la promotion. Que ce soit des sextoys, des livres érotiques, des sites pour adultes ou des films. Mais nous nous adressons à des personnes qui veulent faire du business, qui veulent lancer un projet ou consolider leur activité." Là encore, sexhightech se fera l'écho des nouveautés proposées avec un focus plus particulier sur les projets français.

L'autre grand chambardement de cette année 2017 est l'arrivée prochaine et confirmée des robots sexuels. Dans un premier temps, on a vu les poupées sexuelles faire leur apparition en Espagne et en Irlande dans des bordels, en lieu et place des pensionnaires habituelles. Ces poupées auxquels certains veulent ajouter de l'intelligence pour en faire de vrais robots, capables de discuter avec leurs "propriétaires" et de leur apporter le réconfort qu'ils attendent. Alors qu'ils n'en sont encore qu'au stade du projet, les robots sexuels font déjà débat, certains voulant tout simplement leur interdiction quand leurs créateurs, à l'image de Matt McMullen, créateur de Harmony, qui ne cesse de répéter qu'il s'agit d'une machine et non d'une personne. Même si le réalisme peut être troublant.

l'école du sexe

De l'étranger on retiendra deux innovations qui devraient arriver d'ici quelques semaines. Avec tout d'abord O.School, une plateforme pour "créé un espace d'intimité pour parler de sexe et de plaisir sur internet." Comme dans une école du sexe, le site donne accès à des classes pour parler de sujets aussi variés que le BDSM, la polyamour et tout autre sujet que l'utilisateur voudrait aborder, sans honte ni jugement. Des "professeurs" pourront répondre aux questions via webcam.

Les femmes pourront bientôt utiliser le QueenBee proposé par HotOctopuss. A la différence des autres sextoys qui proposent des vibrations, le QueenBee utilise un mécanisme de piston pour des sensations totalement différentes.

Enfin, c'est aussi la rentrée sur sexhightech.com. Nous avons trouvé de nouveaux partenaires pour vous offrir des produits de meilleurs qualités, sans oublier notre boutique de sextoys connectés disponibles sur Amazon, pour ne plus avoir à chercher dans toutes les boutiques d'internet.

Bonne rentrée à tous et que la sextech soit avec vous !

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