Samantha, la poupée sexuelle avec un code moral arrive sur le marché en production de masse

2 semaines ago Sex High Tech 0

Ca y est ! La première poupée sexuelle dotée d’intelligence artificielle fait son entrée sur le marché. Et cela se passe en Grande Bretagne. Alors que beaucoup misaient sur l’américaine Harmony, c’est finalement l’hispano-anglaise Samantha qui est la première à entrer dans l’histoire. Un petit début en attendant une production de masse du côté du pays de Galles.

poupée sexuelle
Sergi Santos présente Samantha, sa poupée sexuelle

Samantha est le « bébé » de Sergi Santos, un ingénieur électronique qui a passé ses 10 dernières années à faire des recherches dans les domaines des nanotechnologies et de la biotechnologie. Titulaire d’un doctorat en nanotechnologie de l’Université de Leeds en Angleterre, il a longtemps travaillé sur l’intelligence artificielle et l’automatisation. Ses travaux très pointus l’on conduit à concevoir le projet Samantha, une poupée sexuelle dont le but est de « simuler l’émotion et la décision en utilisant les corps de poupées sexuelles typiquement présents dans l’industrie du sexe.« , comme l’explique le patron de la société Synthea Amatus. Ceux qui pensaient que Samantha était uniquement une poupée sexuelle dotée d’intelligence artificielle, sont au final loin du compte. Il suffit de lire ce qu’écrivait encore Sergi Santos à propos de son projet : « Nous décrivons ici une architecture et un modèle pour simuler un sous-ensemble d’interactions humaines et de transitions dans les émotions humaines se produisant via ces interactions.« 

Bien sûr, la plupart des gens, à commencer par les médias dont sexhightech, vont surtout retenir l’aspect poupée sexuelle de Samantha. Une belle brune ou blonde (ça dépend des jours) aux formes avantageuses, capable outre de satisfaire les plaisir sexuels de ses acquéreurs, d’avoir une véritable conversation, d’avoir un mode « famille » pour raconter des blagues et même de dire si la personne la traite bien ou pas.

C’est un point important auquel Santos et son partenaire britannique Arran Lee Squire semblent beaucoup tenir, comme pour faire taire les détracteurs. Donner un « code moral » à leur poupée sexuelle.

Un code moral pour une poupée sexuelle

Sergi Santos déclarait récemment au site International Business Times « D’ici 2-3 mois, je pourrai avoir une conversation avec elle et elle pourra même dire si je suis une personne agréable ou pas. » et d’ajouter « Elle pourra se souvenir de qui elle est et de qui elle était et savoir si vous l’avez changée pour le pire« . Dans une sorte d’avertissements à tous les misogynes mal intentionnés. Mais, la belle Samantha ne pourra pas invoquer la migraine ou autre raison pour refuser un rapport sexuel. « Elles sont créées pour répondre à un besoin » explique le créateur catalan.

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Objectif, fabriquer en masse les têtes de Samantha

L’excitation de Samantha intervient quand le partenaire touche certaines zones érogènes de son corps. Plus elle est excitée, plus elle répondra aux pénétrations pouvant même atteindre une forme d’orgasme.

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Arran Squire et Samantha

Toute la question est maintenant de produire assez de poupées sexuelles pour répondre à la demande. Depuis cet été, Samantha était fabriquée à la demande, mais pour les créateurs, il faut désormais passer à la vitesse supérieure. Arran Lee Squire expliquait récemment à la télévision britannique son désir de trouver une société au Pays de Galles pour fabriquer les têtes des poupées. Des têtes qui seront ensuite fixées sur des corps fabriqués eux en Chine. Pour l’instant, ces têtes sont faites à partir d’imprimantes 3D, les composants sont ensuite assemblés, mais on le comprend, tout ceci reste artisanal.

D’autant comme l’affirmait Arran Squire au dailystar

« Nous devons faire face à tellement de demandes qu’il faut nous battre pour y répondre. »

La possibilité d’avoir un enfant avec sa poupée sexuelle

Comme une nouvelle n’arrive jamais seule, Sergi Santos affirmait également aux médias britanniques qui suivent de près cette petite révolution sociétale, qu’il sera possible dans un futur proche d’avoir un enfant avec sa poupée.  Et détailler dans le Sun « En utilisant le cerveau actuel, je pourrais créer un algorithme des caractéristiques de la personne que je veux, de mélanger avec les informations provenant de ce que l’intelligence artificielle de Samantha aura acquis comme savoir, pour créer un nouveau d’intelligence artificielle  pour le cerveau d’un « enfant ». Cela pourra même définir l’apparence physique qu’il suffira ensuite d’imprimer en 3D ». Mais dans le cas présent, pourra-t-on réellement utiliser le mot « enfant » pour décrire ce nouveau robot ?

Et ceci n’est toujours qu’un début, regardez dans cette vidéo postée par Synthea Amatus, ce qu’elle pourra bientôt faire.

Un code moral pour les poupées sexuelles, la possibilité d’avoir un « enfant », autant dire qu’un grand nombre de questions vont rapidement surgir dans les sociétés entre les pro et les anti. Avec déjà une question : « Peut on aller contre le futur ?« 

En attendant de pouvoir vous offrir la compagnie de Samantha, vous pouvez toujours visiter notre partenaire.

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