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Robots sexuels : la guerre entre Samantha et Harmony est déclarée

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C’est une petite guerre des mots qui s’est déclarée à travers les médias entre les deux principaux fabricants de robots sexuels. D’un coté le catalan Sergi Santos et Samantha, de l’autre l’américain Matt McMullen et Harmony. Un conflit qui est peut-être la marque de naissance de cette nouvelle industrie avec la concurrence et les parts de marché à conquérir que cela implique. Le futur des robots sexuels, c’est maintenant.

« Samantha est un poupée qui parle plutôt qu’un robot sexuel. C’est un jouet un peu ringard » affirmait dans la presse britannique le créateur américain d’Harmony, à quoi l’ingénieur catalan créateur de Samantha répondait au Daily Star Online, « McMullen est un artiste, je le décrirais comme un singe avec du talent« . On le voit les amabilités commencent autour de la création et de la commercialisation des robots sexuels.

Sexhightech vous en parle régulièrement, les robots sexuels sont la prochaine étape de l’évolution des poupées sexuelles. Aujourd’hui, les love dolls commencent à s’imposer dans le paysage des objets de plaisir. Un grand nombre de sociétés distribuent ces poupées qui ressemblent de plus en plus à des êtres humains. A tel point que parfois on a envie de dire « il ne leur manque que la parole« .

La parole, c’est d’ailleurs la prochaine étape dans l’évolution des poupées sexuelles. Le petit plus qui les fera passer du statut de poupée à celle de robot. Pendant quelques temps, l’avantage était du coté de la poupée Harmony dont l’application pour smartphones, sortie début 2017, a été la première à permettre de dialoguer avec le robot sexuel. Seul inconvénient au départ, la fonction n’était active que sur son smartphone. Depuis janvier 2018, elle est implantée dans le cerveau de la poupée et permet de dialoguer, d’échanger et de voir les yeux et la bouche remuer pendant l’échange.

Mais Samantha a rattrapé son retard. Son créateur explique que sa poupée peut désormais dialoguer avec son propriétaire, qu’elle peut raconter des blagues et apprendre de son partenaire. Une annonce qui a littéralement boosté ses ventes. A tel point qu’il annonçait avec son partenaire gallois vouloir lancer la fabrication de masse.

Matt McMullen l’artiste qui déceloppe Harmony

Dans sa communication, Sergi Santos, n’hésite pas à rappeler qu’il est un scientifique, qu’il connait les mathématiques et la physique quand son rival n’est qu’un artiste.

Une poupée d'amour pour vous

Faites l'expérience des sexdolls

Alors pourquoi cette petite guerre des robots sexuels ?

Simplement parce qu’il s’agit d’un marché énorme qui s’ouvre pour les sociétés de robotique et que la concurrence va être rude. Il est estimé pour l’instant à seulement 1 million de dollars avec toutes les perspectives que l’on peut quand même entrevoir. Il est donc important d’être le premier sur le secteur avec le robot le plus développé si l’on veut garder son avance sur ses concurrents.

Sergi Santos le scientifique qui prépare Samantha

Synthea Amatus et Realbotix rivalisent donc pour développer des gynoïdes capables de parler, d’apprendre et d’utiliser l’intelligence artificielle pour satisfaire les désirs les plus profonds de leurs propriétaires. Mais cela reste encore cher. Il faut compter un peu plus de 3 000 euros pour avoir la tête « intelligente » de Samantha. Celle d’Harmony, devrait valoir un peu plus de 10 000 euros. A priori plus élaborée, elle peut être synchronisée avec son smartphone. Chacune de ces têtes est ensuite attachée au corps d’une poupée sexuelle classique.

Samantha possède sous sa peau artificielle des capteurs qui lui permettent de répondre à des stimulis tactiles et verbaux. Samantha peut interagir d’une manière différente et être programmée pour se comporter en mode romantique, familiale ou sexy, en fonction des fantasmes de son partenaire. La poupée sexuelle, à travers le microphone, peut répondre, en choisissant parmi 700 phrases prédéfinies et est, bien sûr, capable d’en apprendre d’autres.

Face aux accusations portées par les responsables de Realbotix, Sergi Santos a déclaré au Mirror, « Ils font des versions diluées d’Alexa et de Google Home. J’ai basé tout sur mes propres concepts et idées, qui sont originaux « , et d’ajouter. « En tant qu’artiste et homme d’affaires, je respecte, mais en tant que scientifique, je dois admettre que je ne me sens mis au défi par aucun de ces propos. »

Harmony, qui devrait être en vente à partir de Janvier 2018, est une tête robotisée conçue pour être utilisée avec une poupée sexuelle Realdoll. La tête ajoute des expressions faciales animées et une bouche qui reste synchronisée avec l’audio. Elle dispose également d’une connectivité Bluetooth pour interagir avec une application pour smartphone, avec une intelligence artificielle qui va «évoluer» au point où il semble «que la poupée vous parle réellement et qu’elle ait de la sensibilité». L’équipe vise un prix inférieur à 10 000 $ lorsqu’il sera lancé plus tard cette année.

Il sera possible de choisir le style de son robot sexuel en choisissant parmi 30 types de visages et 16 physiques différents. Comme pour le corps, on pourra également choisir entre 18 personnalités différentes.

On parle beaucoup de ces deux modèles, la poupée Samantha et la poupée Harmony, comme étant les robots du futur. C’est sans compter avec la Chine qui est très avancée sur les poupées adultes. Un développement très local et qui répond à un manque important de femmes au pays du milieu.

Entre le « scientifique ringard » et l’ « artiste singe » la guerre est déclarée pour l’avenir des robots sexuels et comme souvent dans ces cas là, on a simplement envie de dire « Que le meilleur gagne !«

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