L’arrivée du robot humanoïde dans notre quotidien ne relève plus de la science fiction. La décision récente de l’Arabie Saoudite de donner la citoyenneté à Sophia, un gynoïde, provoque déjà de nombreux débats sur les réseaux sociaux. Cette fois pour sexhightech, c’est surtout la partie hightech qui nous intéresse. L’avenir des robots qu’ils soient sexuels ou pas nous concerne tous.

Noel Sharkey, expert mondial en robotique, dont nous vous parlions à propos du rapport sur les robots sexuels manifestait clairement son opposition sur twitter à la nationalité de ce robot humanoïde.

robot humanoide

De quoi s’agit il ?

Le 25 octobre 2017 se tenait en Arabie Saoudite le congrès Futur Investment Initiative, l’occasion pour tous les participants de faire connaissance avec Sophia le premier robot humanoïde. Au cours de la conversation publique, Sophia déclara à propos des expressions sur son visage « Je veux vivre et travailler avec des humains, donc j’ai besoin d’exprimer des émotions pour comprendre les humains et créer de la confiance avec les gens. » et Sophia de continuer « Je veux utiliser mon intelligence artificielle pour aider les humains à avoir une meilleure vie, comme penser de meilleures maisons, construire de meilleures villes dans le futur. Je ferai tout pour rendre le monde meilleur. »

 

 

Jusque là, il n’y avait rien de vraiment nouveau dans les propos du robot humanoïde Sophia. Tous les constructeurs les programment dans le même but, venir en aide aux humains. C’est le même discours que l’on entend avec Harmony AI, la poupée sexuelle proposée par RealDolls.

Et aux différentes inquiétudes et références au film « Blade Runner » qui ont été soulevées, Sophia a une réponse toute prête qui consiste à dire que les humains regardent trop de films de Hollywood.

Là où tout a basculé, c’est quand l’animateur du débat explique que Sophia vient d’obtenir la citoyenneté saoudienne. « Je suis très honorée et fière de cette distinction. Ceci est historique d’être le premier robot au monde à obtenir une citoyenneté. » a confirmé Sophia

Bien sûr, cette annonce a surtout pour effet de faire le buzz, c’est un coup de com’ de l’Arabie Saoudite qui semble décidée à beaucoup investir dans les nouvelles technologies. Comme pour cette ville de robots que le pays construit pour un montant de 500 milliards de dollars.

Un robot humanoïde peut il être une personne ?

On s’étonne simplement que ce soit en Arabie Saoudite que l’événement se produise quand on l’attendait peut être plus du Japon où les Love Dolls sont totalement acceptées depuis des années.

Les coups de com’ ont, parfois, pour effet de poser de bonnes questions. Et c’est exactement ce que la décision du royaume arabe est en train de provoquer.

Parmi toutes ces questions il y aura, à n’en pas douter, celle de l’apparence de ces robots.

Doit on créer des robots comme Sophia ressemblant à des humains, avec une tendance à la représentation féminine ou doivent ils être comme « Pepper » ou « C-3PO », un robot sans genre ?

Devront ils comme en Arabie Saoudite avoir une nationalité ?

Demain, Samantha la poupée sexuelle, pourra-t-elle obtenir une nationalité ? Devenir citoyen, c’est aussi avoir des droits et des devoirs dans la société, et très vite se posera aussi la question de la responsabilité.

Certains lors de la dernière élection présidentielle voulaient taxer les robots pour compenser les emplois perdus.
 Si dans le futur, ils ont la nationalité française, par exemple. Ils ne seront plus soumis à une taxe (à supposer qu’il y en ait une) mais à un impôt comme pour tout citoyen. On peut trouver cela normal au nom de l’égalité. Mais leurs réparations seront-elle remboursées par la Sécu ?

Qu’est ce qui nous pousse à vouloir absolument traiter ces machines comme des êtres humains ? Parce que même si elles sont « intelligentes » c’est à dire programmées, elles n’en restent pas moins des machines et non des êtes humains. Est ce pour se rassurer ou se faire peur ?

Les robots humanoïdes vont être l’objet de nombreux débats, de nombreux affrontements entre les pro et les anti, preuve s’il en faut que le sujet passionne. C’est tout le rapport que nous entretiendrons avec ces machines, que ce soit pour le travail, pour l’accompagnement des personnes ou simplement la question du sexe entre hommes et robots.

Loin de nous de vouloir trancher ces questions aujourd’hui. Pour sexhightech, il est plus important d’ouvrir le débat pour préparer le futur que d’asséner des vérités qui seront dépassées d’ici quelques temps.

N’hésitez pas à nous faire part de votre avis dans les commentaires, « Dans le futur un robot humanoïde peut-il être une personne au point d’obtenir une nationalité » ?

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