Le parquet de Paris a annoncé mardi qu’une perquisition a été menée au siège français du réseau social X, dans le cadre d’une enquête ouverte depuis juillet 2025.
Comme le rapporte Après avoir passé plusieurs heures au siège français, le procureur de Paris a convoqué le propriétaire de la plateforme, Elon Musk, et l’ancienne PDG, Linda Yacarino, pour témoigner le 20 avril dans le cadre de la procédure en cours.
« En novembre 2025, suite à la découverte de nouveaux éléments de preuve, l’enquête préliminaire a été élargie aux accusations de complicité de détention d’images pédopornographiques, de complicité de diffusion, d’offre ou de mise à disposition de pédopornographie et de mise en cause de crimes contre l’humanité », a indiqué le parquet.
L’enquête contre X a débuté en juillet dernier, après de premiers rapports sur l’utilisation possible de la procédure. La procédure a été élargie début janvier pour inclure des accusations de « distribution de matériel sexuel et deppfakes », après que trois ministres et deux députés ont accusé le chatbot ‘Grok’ d’avoir généré et diffusé de fausses vidéos à contenu sexuel explicite, « dans lesquelles apparaissaient principalement des mineurs ». Depuis des mois, une nouvelle fonctionnalité « Grok », dite « épicée », permet aux utilisateurs de créer ce type de vidéos directement depuis la plateforme, dont les enfants et les femmes sont les principales victimes, dans le but de générer du contenu viral.
« Le délit de manipulation sexuelle d’une personne sans son consentement est puni de deux ans de prison et de 60 000 euros d’amende », a rappelé le parquet français à la presse, après l’avalanche de critiques de responsables politiques, comme la Haut-commissaire à l’enfance, Sarah El Haïry, ou le ministre de l’Economie, Roland Lescure.
Des précédents en Inde et en Malaisie
Depuis des mois, des poursuites judiciaires contre la plateforme. Face aux inquiétudes des autorités face à l’inaction de l’entreprise, le Brésil est allé plus loin, exigeant la suspension de « Grok » jusqu’à la conclusion de l’enquête.
La société Europol a demandé aux pays européens de partager toute information criminelle sur le fonctionnement de X.