Que se passe-t-il avec la voiture électrique ?

Ford, Volkswagen et, maintenant, Volvo. Nous assistons un lent filet de modifications dans le calendrier d’électrification des principales marques automobilesen particulier ceux qui dirigeaient le processus. Les alliances de l’UE avec le calendrier définitif de l’interdiction des moteurs à combustion Ils sont à la base de ces doutes. Et la bataille avec la Chine sur les tarifs douaniers explique le retentissement de ces annonces, au moment même où débute la nouvelle commission d’Ursula von der Leyen et qui coïncide avec le voyage en Chine, par exemple, de Pedro Sánchez. Nous parlons d’investissements à long terme de plusieurs millions de dollars dans lesquels les entreprises ne peuvent pas prendre de nouveaux risques, comme l’insécurité juridique, car ils pourraient être balayés. Le problème n’est pas mineur car L’automobile est la principale industrie de l’UEsi l’on considère le tourisme comme un service, et ce que les marques ne peuvent pas permettre, c’est que la transition vers les véhicules électriques leur fasse perdre en compétitivité. Et c’est d’ailleurs peut-être l’enjeu le plus visible qui a le plus d’impact sur le quotidien des citoyens de la transition écologique.

Les craintes sont logiques. Dans chaque transition, il y a des moments d’hésitation, rappelons-nous le 23-F dans le cas de la démocratie espagnole. Le monde de la combustion dispose de puissantes ressources économiques pour crier, faire pression et même confondre. Placer l’électrification à l’épicentre de la guerre commerciale avec la Chine est audacieux. Révéler que l’aide à la transition vers la voiture électrique comporte également un certain protectionnisme. Mais le plus déchirant est que la première raison invoquée par les marques pour s’arrêter est la lenteur du déploiement des infrastructures de recharge et les hésitations en matière de stimuli fiscaux. Et ici, les responsables sont les gouvernements nationaux et locaux, sur lesquels les citoyens ont la capacité d’influencer directement. Ainsi, au lieu de tenter de renverser le capitalisme du point de vue de l’écologie, un militantisme responsable devrait se manifester en réclamant davantage de bornes de recharge.

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