PUIGDEMONT-WATERLOO | Premières déclarations de Puigdemont depuis Waterloo : « Nous avons la capacité de contester »

Carles Puigdemont est à Waterloo. Bien qu’il l’ait déclaré vendredi après-midi dans une publication du journal ‘X’, de nombreuses voix autorisées doutaient qu’il ait pu s’enfuir vers cette ville belge. Et ce samedi, l’ancien président a dilué l’incertitude en proposant au premières déclarations exclusives à l’Agence Catalane de Presse (ACN) et TV3 de la Maison de la République après son retour éphémère en Catalogne.

L’ancien président affirme qu’avec son retour en Catalogne, il a été démontré qu’ils ont « la capacité d’entrer et de sortir » et « de défier un État répressif ». C’est ce qu’a déclaré ce samedi depuis Waterloo, où il est arrivé ce vendredi après-midi, après avoir disparu de l’événement de l’Arc del Triomf. Une fois le voyage de retour effectué, le chef de Junts admet que le « le geste » n’était pas « sans risque »mais soutient également qu’elle a servi à « amplifier la plainte » contre les juges de la Cour suprême. « Il n’y a pas d’autre remède que d’appliquer la loi d’amnistiesi vous voulez faire de la politique dans des conditions normales », se défend.

Carles Puigdemont, ce samedi depuis la Maison de la République, à Waterloo / Nico Tomás / ACN

Après la cérémonie de « l’accueil institutionnel », et face au risque d’arrestation, Carles Puigdemont a décidé de disparaître, en compagnie de Jordi Turull, éviter le dispositif extensif des Mossos d’Esquadra. Ils se sont d’abord rendus, sans être interceptés, dans le nord de la Catalogne, puis l’ancien président a complété son voyage à la Maison de la République, à Waterloo (Belgique), où il a établi le résidence depuis près de sept ans. Il est arrivé vendredi après-midi, après avoir récupéré sa famille à un aéroport de Bruxelles.

« Grave anomalie démocratique »

Carles Puigdemont souligne que son devoir était « « ne te laisse pas arrêter » et que, dès qu’il a vu l’opération autour du Parlement, « le plan B est devenu le plan A ».

« Vu que Je ne pouvais pas accéder, je ne pouvais pas parler« , qu’il ne servirait à rien de me faire arrêter, mon intention était de continuer le travail », dit l’ancien président. Il admet que le plan d’évasion avait été « peu de chance de succès » et qu’il était « convaincu » qu’il aurait pu être arrêté « facilement ». Mais si cela se passait bien, il ajoute que cela lui permettrait de « démontrer » sa capacité à défier l’État espagnol.

Carles Puigdemont, ce samedi depuis la Maison de la République, à Waterloo

Carles Puigdemont, ce samedi depuis la Maison de la République, à Waterloo / Nico Tomás / ACN

Dénonce la « répression » du Gouvernement

En revanche, malgré le risque d’arrestation, le leader de Junts défend avoir utilisé jeudi « l’importante attention médiatique » avec le débat d’investiture « pour dénoncer publiquement et internationalement une très grave anomalie démocratique ». Plus précisément, « il existe un tribunal qui se rebelle contre les lois votées par son parlement ». Un fait qui, selon Puigdemont, « ne peut accepter aucune règle de droit ».

Au-delà de son apparence et de son « extraction », l’ancien président dénonce également la «des épisodes de répression incompréhensible par le gouvernement de Catalogne » dans la journée de jeudi. « Les arrestations ont lieu avec des accusations délirantes et Je veux leur exprimer à tous ma solidarité. »» dit Puigdemont, qui leur crie de « ne pas abandonner ».