L’ancien chef de cabinet de Carlos Mazón, José Manuel Cuenca, a restitué le 7 janvier l’un des quatre téléphones portables officiels qu’il possédait avec toutes les données supprimées, selon un rapport de la Direction générale des technologies de l’information (Dgtic) qui a contribué à l’affaire Dana.
« Ce téléphone mobile a été réinitialisé avant sa livraison à la Direction générale des technologies de l’information et de la communication, de sorte que toutes les applications ou données qui pourraient s’y trouver ont été supprimées. Il dispose désormais de la configuration de démarrage du constructeur », précise le procès-verbal de la Dgtic qui vient d’être notifié aux parties.
Ce rapport avait été demandé par le juge du dana, après que l’ancienne conseillère Salomé Pradas ait publié les messages qu’elle avait échangés avec le président de la Generalitat de l’époque, Carlos Mazón, et son chef de cabinet José Manuel Cuenca, le jour du dana. Certains messages qui ont donné une tournure copernicienne à la cause du dana depuis Cuenca vont jusqu’à ordonner à la conseillère de l’époque, Salomé Pradas : « Salo, ne confine rien ». Quelques messages qui ont valu à Cuenca d’être convoquée pour témoigner pour la deuxième fois devant le tribunal de Catarroja (et aussi devant le Congrès des députés). Et qu’on lui demande s’il acceptait de livrer volontairement ses messages du Dana Day. Cependant, en réponse à cette demande, il a allégué qu’il avait changé de téléphone portable et qu’il avait perdu les messages du 29 octobre 2024.
Ainsi, à la demande de plusieurs avocats du dossier Dana, l’ancien chef de cabinet de Mazón a accepté d’autoriser la Direction générale des technologies de l’information et des télécommunications (Dgtic) à tenter de récupérer ses messages du 29 octobre. Cependant, José Manuel Cuenca a demandé que sa vie privée soit respectée. Et encore plus après la publication des messages de Pradas puisqu’elle affirmait avoir reçu des menaces avec des photos de ses filles via un réseau social. Je dois protéger ma famille et collaborer. Si vous avez besoin de communiquer avec d’autres personnes, demandez-le à d’autres personnes », a-t-il poursuivi.
La Dgtic a fourni un rapport dans lequel elle confirme que José Manuel Cuenca disposait de trois téléphones portables et d’une tablette qui lui ont été livrés le 9 août 2023, le 2 août 2024 et le 24 juin 2025.
Les outils informatiques nous ont permis de détecter que le dernier téléphone que José Manuel Cuenca possédait, un iPhone 14 Pro Max, « avait WhatsApp installé, mais on ne peut pas déterminer quand l’application a été désinstallée ». Et qu’il a été actif jusqu’au 9 décembre « même si son utilisation ne peut être déterminée ». Et depuis le 10 décembre, « ce terminal n’a plus de connexion data ».