Lamine Yamal est un joueur qui a rejoint l’élite très tôt et avec un objectif clair en tête : écrire l’histoire. A 19 ans, il se présente, une nouvelle fois, comme candidat au Ballon d’Or, une fois qu’il aura remporté la Coupe du monde. Il obtient toutes les reconnaissances individuelles avec seulement trois saisons dans le football professionnel.
Avec le Barça, il porte le ’10’ sur son dos, un numéro privilégié avec beaucoup de poids. De plus, il est l’élément clé du plan de Hansi Flick, ce qui fait que Lamine a le défi de gérer toutes ces responsabilités à un si jeune âge.
Mais le succès n’apporte pas seulement la reconnaissance. Atteindre les sommets en tant qu’enfant, c’est aussi vivre avec une énorme pression médiatique, des attentes très élevées et un niveau d’exposition constant. Et cela n’est pas seulement géré par Lamine, mais aussi par ses amis, sa famille et tout type d’environnement du joueur.
L’intensité des parents
La psychologue Lara Ferreiro, qui souligne que « l’impact du succès va bien au-delà du terrain de jeu ». Comme il l’explique, « quand un athlète atteint la gloire à un si jeune âge, il est essentiel de prendre soin de son bien-être psychologique pour éviter que la pression finisse par affecter son développement personnel », dit-il.
Le spécialiste s’intéresse à un phénomène connu sous le nom de « mandat de réussite », une situation dans laquelle, inconsciemment, le milieu familial peut transmettre au jeune le sentiment qu’il doit toujours maintenir un niveau de performance extraordinaire. Même si ces attentes naissent généralement de l’affection et du désir de le voir réussir, elles peuvent devenir un fardeau difficile à gérer.
Ferreiro explique que certains parents projettent sur leurs enfants des rêves ou des objectifs qu’ils ne pourraient pas eux-mêmes réaliser. Sans vouloir lui nuire, ce désir de réussite peut faire sentir à l’athlète que sa valeur personnelle dépend exclusivement de la poursuite de ses titres ou du maintien de performances exceptionnelles.
Un autre aspect que le psychologue souligne est ce qu’on appelle l’identité par procuration, un concept qui décrit les situations dans lesquelles les réalisations d’un enfant finissent par devenir une source de reconnaissance ou d’estime de soi pour toute la famille. Lorsque cela se produit, le jeune peut avoir le sentiment que ses résultats sportifs affectent directement le bien-être émotionnel de son entourage.
Mounir Nasraoui, père de Lamine Yamal / Sport.es
Mounir, amour éternel à Lamine
C’est le cas de Mounir Nasraoui, le père de Lamine Yamal, qui publie toujours des vidéos sur ses réseaux sociaux montrant son amour inconditionnel pour son fils et combien il est heureux de ses réussites. Connu sur les réseaux sociaux sous le nom de @hustle_hard_304, il a assuré que son fils « est le meilleur en tout, pas seulement en football, en amour, en personne et en tout ». La principale raison invoquée est qu’« il a la bénédiction de Dieu, ce qui est très important et doit être valorisé ».
À propos de la vie à Rocafonda, le père du « 10 » du Barça a déclaré : « Ce quartier est le meilleur du monde et d’Espagne, car nous sommes tous égaux et nous voulons la même chose pour tout le monde. Ole Rocafonda 304, une référence pour tout le monde ».
Il a également parlé de la photo que SPORT a prise avec l’UNICEF, où Lamine et Leo Messi ont coïncidé : « C’est aussi Lamine qui a béni Leo… la photo est une coïncidence dans la vie ».
Source : Sport