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Christel Le Cocq, B-Sensory : « Nous voulons créer un kiosque dédié à la littérature érotique avec une offre très large »

Christel Le Cocq, B-Sensory : « Nous voulons créer un kiosque dédié à la littérature érotique avec une offre très large »

Dossier B-Sensory : Chapitre 2

Dans le deuxième chapitre de notre dossier consacré à B-Sensory, Christel Le Coq explique le principe de la littérature augmentée, de sa ligne éditoriale qui défend des valeurs féministes et de son positionnement par rapport aux autre distributeurs de sextoys.  

Sexhightech : Comment est né le little bird et cette notion de littérature augmentée ?

Au départ, je voulais vraiment travailler avec des livres et aller dans le coté imaginaire érotique qui permet de déclencher des fantasmes et des sensations. Dans le cadre des ebooks, On a réfléchi à ce que pouvait être la littérature augmentée. On ne pouvait pas caler les vibrations sur des changements de pages ni sur une vitesse de lecture. Comme nous étions dans quelque chose de ludique, on a eu l’idée de flouter les passages qui deviennent chauds. A la lecture, le fait de toucher l’écran rend le texte lisible, l’application envoie un message en bluetooth au little qui joue la vibration associée.

En touchant la partie floutée, la lectrice active le Little Bird

Christel Le Coq : Qui décide de flouter un passage et d’assigner les vibrations ?

L’auteur ou l’éditeur peut uploader le texte qui apparait alors dans un éditeur de texte à la word. Il sélectionne le passage érotique en lui assignant une vibration. Il a le choix entre 10 vibrations et des intensités qui vont de 1 à 5.

Pour ce que est des éditeurs, c’est nous qui augmentons les textes. Ils n’ont pas encore envie de faire cette partie du travail, peut-être n’ont ils pas encore une vraie culture numérique ni les ressources pour cela. Mais nous avons peu de questions à nous poser. Nous publions des textes de littérature augmentée qui représentent un temps de lecture de 20 à 25 minutes avec des passages érotiques facilement identifiables.

Ensuite, dans le livre, il y a également un petit pictogramme « télécommande » qui permet à la lectrice de modifier la vibration, de l’arrêter ou de la rejouer. L’idée est que l’auteur lui fait une proposition mais la lectrice reste maitresse de son action et elle peut faire ce qu’elle veut à tout instant. Elle peut même désactiver l’application. Le texte n’est plus flouté et elle gère le sextoy à son envie.

Pour les auteurs qui écrivent pour vous, cela demande un style particulier, la lecture augmentée influe sur l’écriture ?

On le voit déjà avec le cinéma, la réalité virtuelle change la manière de faire des films, on ne tourne plus de la même manière, on n’écrit plus les scénarios de la même manière. Il en est de même pour les textes érotiques. L’écriture va évoluer parce qu’il y aura des sensations, des interactions qui seront nouvelles par rapport aux livres classiques. C’est aussi tout cela qui est intéressant de construire avec les auteurs.

On est dans une phase de découverte de tout ce que l’on peut faire. On peut aussi imaginer ajouter de l’intelligence artificielle, des scénarios à la demande, les possibilités sont immenses.

Vous avez une ligne éditoriale pour les textes que vous publiez ou tout le monde peut proposer ses textes comme on le voit sur d’autres plateformes ?

Nous voulons créer un kiosque dédié à la lecteur érotique avec une offre très large mais on veut aussi proposer de la qualité. Le problème de l’auto-édition comme le propose un grand nombre de plateformes est que l’on trouve des textes mal écrits, pas relus, pas corrigés, truffés de fautes d’orthographe. Au final c’est très décevant. C’est pourquoi nous avons un directeur éditorial qui lit les textes et les corrige avec les auteurs. Peut-être qu’un jour on ouvrira  la plateforme pour que tout le monde puisse publier un texte érotique vibrant mais pour l’instant nous tenons à nous démarquer en faisant ce travail de sélection.

Quand on voit des maisons comme Harlequin qui sortent des « Beautiful Bastards » tous les 4 matins avec toujours le même scénario du milliardaire trentenaire qui va déniaiser la jeune fille qui n’a rien vu, rien vécu et qui va accepter tout un tas de trucs qu’elle n’aime pas forcément juste pour lui faire plaisir, c’est vrai que nous sommes à l’opposé de ce discours.

Donc, pas de 50 nuances de Grey chez vous ?

Non, on a des valeurs féministes, ce livre est trop dans la caricature. On a une offre qui n’est pas forcément dans le standard de la romance érotique. On serait peut etre plus riches mais nous sommes attachés à nos valeurs. Nous disons plutôt aux femmes, « C’est votre corps, votre plaisir, pensez d’abord à vous et n’acceptez que ce qui vous ferait plaisir ». On serait donc mal venu  de mettre en lignes 4 ou 5 nouveautés par mois avec ce type de fantasmes et de schémas de l’écriture standardisée pour la ménagère classique.

Comment trouvez vous vos auteurs ?

Aujourd’hui nous avons régulièrement des demandes de la part d’auteurs sinon une bonne manière est de lancer des appels à textes avec différents partenaires. Cela nous a permis de trouver de jolies plumes pour lesquelles j’aimerais avoir plus de moyens pour les pousser. On regarde aussi ce qu’il se passe sur les autres plateformes d’auto-édition et quand on voit des textes avec de bons commentaires, beaucoup de vues, on peut faire une proposition à l’auteur d’aller plus loin en lui offrant la possibilité de vendre ses textes plutôt que de les publier gratuitement.

Les hommes sont un peu oubliés dans votre proposition… (La naïveté de la question fait beaucoup rire Christel Le Coq )

Ca fait des millénaires qu’on ne pense qu’aux hommes, c’était pas mal pour une fois de changer. Même si on regarde les sextoys féminins, 70 % sont achetés par des hommes parce qu’on est sur un marché du plaisir très androcentré. Chez certains de nos concurrents qui proposent des sextoys connectés, ce que l’on voit sur le packaging, c’est des sextoys avec monsieur qui contrôle la télécommande et du coup, le plaisir de madame on s’en fiche un peu.

Nous sommes dans un autre paradygme qui est de dire qu’on ne va pas chercher des acheteurs mais plutôt aller sur le terrain du sex empowerment et dire aux femmes : « Si vous aimez lire, vous vous voulez aller plus loin dans le jeu, vous pouvez acheter vous-même votre sextoy et inviter votre partenaire. » L’idée n’est pas d’être dans l’exclusion du partenaire mais dans la prise de contrôle. Le principal frein à l’achat de sextoys est la crainte de vexer le conjoint. Donc on a voulu y aller par le biais de la littérature augmentée.

Notre business modèle est basé sur la vente de contenu et un peu sur celle de l’objet. On a un objectif de transformer seulement 15% de nos lectrices en acheteuses de Little Bird.

Pour découvrir l’offre littéraire de B-Sensory

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