Les salaires de 200 000 travailleurs augmenteront de 10 % jusqu’en 2027 et la grève est annulée

Les salaires de quelque 200.000 métallurgistes de la province de Barcelone augmenteront de 10% cumulés jusqu’en 2028. Employeurs et syndicats ont conclu tôt ce vendredi un accord de principe pour renouveler la convention collective, surmontant leurs divergences après deux jours de grève et la menace de deux autres début décembre.

La masse salariale de l’entreprise métallurgique de Barcelone augmentera de 4% cette année, avec effet rétroactif au 1er janvier 2025. Pour 2026, l’augmentation convenue est de 3% et pour 2027 de 3% supplémentaires.

Les montants sont supérieurs à l’inflation estimée, qui cette année est en moyenne supérieure à 2,7% et pour l’année prochaine, elle devrait se situer entre 1,8% et 2,3%. Dans tous les cas, l’accord maintient la clause de sauvegarde du pouvoir d’achat, c’est-à-dire qu’il oblige les entreprises à compenser par des augmentations supplémentaires si l’IPC dépasse finalement le montant convenu pour l’année en question.

La revalorisation comprend également une prime de télétravail pour les salariés de bureau, qui recevront 1,64 euros par jour de travail à distance.

Aucune absorption ni compensation

Comme l’expliquent les syndicats, l’accord comprend une clause qui interdit l’indemnisation et l’absorption des suppléments, un mécanisme que les entreprises utilisent pour cesser de verser une partie des augmentations aux salariés dont le salaire dépasse le minimum établi par l’accord.

Cela a été jusqu’à présent le principal sujet de conflit et finalement, selon la version syndicale, l’organisation patronale UPM a refusé d’inclure ce point, comme elle le souhaitait. Les deux jours de grève que les usines ont menés fin octobre et qui ont réussi à arrêter plusieurs usines et à fausser la circulation dans la capitale catalane ont donné un élan à la négociation. Le secteur n’avait pas fait grève depuis des décennies.

En termes d’horaires de travail, les positions patronales ont prévalu plus que les positions syndicales. Les parties se sont mises d’accord sur une diminution, mais légère, de huit heures par an pendant la durée de validité de l’accord, jusqu’à ce que la durée hebdomadaire du travail soit de 38,1 heures en 2027. L’objectif du syndicat était d’atteindre 37,8 heures par semaine, très proche du seuil visé par le gouvernement avec sa loi ratée sur la réduction des heures.

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