Les familles doivent informer leur employée domestique des dangers domestiques à partir de ce vendredi sous peine d’amende

Les familles qui ont embauché une travailleuse domestique doivent l’avoir informée avant ce vendredi de tous les risques ou dangers potentiels que pourraient provoquer un accident domestique. S’ils ne le font pas, ils s’exposent à une amende de l’Inspection du travail pouvant aller jusqu’à 49 000 euros, en plus d’éventuelles poursuites judiciaires de la part de leurs travailleurs en cas d’accident.

À partir de ce vendredi 14 novembre entre en vigueur une obligation inscrite dans la loi sur la prévention des risques professionnels, approuvée à la fin de l’année dernière et qui vise à améliorer les conditions de sécurité des plus de 300 000 travailleurs domestiques qui travaillent en Espagne.

De la même manière que si un ouvrier s’approche d’un échafaudage, le maître d’œuvre doit anticiper qu’il puisse tomber et lui fournir les éléments de sécurité nécessaires pour éviter que cela ne se produise ; Désormais, une famille doit anticiper que dans une maison il y a un risque lors du nettoyage des vitres d’une terrasse, qu’il n’est pas pratique de se rendre au comptoir pour dépoussiérer une étagère ou que pour certains produits chimiques il est nécessaire d’utiliser des gants et/ou un masque.

Le ministère du Travail cherche, dans la mesure du possible, à assimiler les droits des travailleurs domestiques à ceux des autres travailleurs d’autres secteurs. Et comme l’employeur d’un travailleur domestique est généralement une famille, ces obligations seront, à partir de ce vendredi, de leur responsabilité.

Comment se conformer à la réglementation ?

Pour respecter la réglementation, les familles ont deux options. Soit ils engagent une compagnie d’assurance pour effectuer les démarches à leur place, soit ils accèdent au portail public « prevencion10.es » pour remplir un formulaire et auto-évaluer leurs risques. Les personnes âgées ou présentant un handicap avéré peuvent déléguer cette démarche à un membre de leur famille.

Les familles doivent suivre les instructions décrites sur le site Internet, bloqué ces dernières heures en raison de requêtes excessives. Grâce à eux, les employeurs doivent répondre à un questionnaire guidé sur les caractéristiques de leur logement, les tâches que la travailleuse domestique effectue habituellement, le type de produits qu’elle utilise pour elle, etc. Après l’évaluation, l’outil génère un rapport dans lequel les risques sont identifiés, évalués et des mesures préventives sont proposées.

Une fois l’auto-évaluation complétée, « une copie dudit document sera remise au travailleur pour l’informer des mesures adoptées », selon la réglementation. Et cette auto-évaluation doit être répétée s’il y a des changements substantiels soit à la maison, soit chez le travailleur. C’est-à-dire s’il y a des travaux de construction, ou si l’employée tombe enceinte ou contracte une maladie.

Que se passe-t-il si un travailleur domestique se rend dans plusieurs maisons ?

L’initiative du ministère veut éviter que des familles différentes effectuent les mêmes démarches si elles partagent un travailleur. Par exemple, la règle permet à la travailleuse domestique de se soumettre de temps à autre à un examen médical pour détecter si elle est allergique à certains produits de nettoyage, si ceux-ci nuisent à sa santé ou si elle développe une maladie liée au poids si elle s’occupe d’une personne dépendante.

Si un employé se rend dans des maisons différentes, il n’est pas nécessaire que toutes les familles paient une visite médicale tous les trois ans maximum – comme l’établit la norme – mais le faire en une seule est valable pour toutes. La même chose se produira avec les formations. Si une famille estime qu’il est nécessaire d’avoir une formation spécifique pour une fonction pour bien nettoyer son logement, celle-ci est validée pour le reste des résidences.

Ce que la loi précise, c’est que toutes ces nouvelles procédures et leurs coûts « ne doivent en aucun cas retomber sur les travailleurs », souligne l’arrêté royal. C’est-à-dire qu’une famille ne peut pas déduire de son salaire le coût de la souscription d’une assurance pour se charger de la gestion de la nouvelle évaluation, par exemple.

Quelles sanctions existe-t-il en cas de non-respect ?

Le non-respect de l’obligation d’évaluer les risques professionnels liés au travail domestique entraîne des sanctions financières. L’amende minimale prévue est de 2 451 euros, applicable dans le cas de familles n’ayant pas procédé à l’auto-évaluation, mais cela ne cache pas une mauvaise pratique. Lorsqu’il existe des circonstances aggravant l’infraction – comme la récidive, l’absence de mesures préventives de base ou l’exposition à des risques graves – les sanctions peuvent augmenter considérablement, allant de 24 000 à 49 000 euros.

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