Les experts avertissent que ChatGPT peut encourager des pensées délirantes

Un demi-siècle avant l’apparition de ChatGPT, en 1966, le prestigieux informaticien théoricien Joseph Weizenbaum créait le premier chatbot de l’histoire. Il s’agissait d’un logiciel simple qu’il avait conçu pour converser avec des utilisateurs en imitant un psychothérapeute. Le programme a été nommé Eliza, en l’honneur du personnage « Pygmalion », une référence mythologique qui a fini par être un avertissement : la machine projette une illusion de compréhension, mais elle ne comprend rien. Telle une prophétie auto-réalisatrice, la création de Weizenbaum a fini par éveiller chez les personnes qui ont interagi avec elle le sentiment que de l’autre côté de l’écran se trouvaient l’intelligence, l’empathie et d’autres caractéristiques humaines. Et ils ont fini par devenir accros.