« El Niño-Oscillation australe (ENSO) est un phénomène périodique qui produit un réchauffement à grande échelle des eaux de surface dans les parties centrale et orientale du Pacifique équatorial, en plus des changements dans les vents, la pression et les précipitations », comme l’explique l’Organisation météorologique mondiale (OMM).
Les effets produits par El Niño, la phase chaude du phénomène, sont généralement opposés à ceux de La Niña, qui est la phase froide du phénomène météorologique et tend à refroidir les conditions météorologiques.
En plus des caractéristiques d’El Niño et de La Niña, il existe également des conditions neutres, c’est-à-dire celles qui ne correspondent ni à l’épisode El Niño ni à La Niña.
La fille disparaît
Ce mardi 3, l’OMM a publié une déclaration sur la manière dont pourrait évoluer le principal phénomène de variabilité de la planète.
Selon leurs prévisions, il y a une probabilité de 60 % qu’entre mars et mai 2026, l’actuelle La Niña, qui a accompagné le pays ces derniers mois avec des pluies et des tempêtes, disparaisse et que les conditions soient neutres.
Entre mai et juin, cette probabilité s’élève à 70 %. De plus, entre mai et juillet, les probabilités d’un retour d’El Niño commencent à augmenter, avec une probabilité pouvant atteindre 40 %.
Il existe une « barrière de prévisibilité »
Toutefois, les prévisions à long terme comportent une plus grande incertitude. Selon l’organisation, les prévisions sont affectées par une « barrière de prévisibilité printanière dans l’hémisphère nord ». En d’autres termes, c’est une période de l’année où il est difficile de prédire ce qui va se passer.
Il convient de rappeler que le dernier épisode El Niño s’est produit il y a deux ans, en 2024. Il s’agissait de l’un des cinq épisodes les plus intenses connus par l’OMM et « a contribué aux températures mondiales sans précédent enregistrées en 2024 ».
La chaleur d’il y a deux ans revient
Selon l’Agence nationale météorologique (Aemet), la péninsule espagnole avait une température moyenne de 15°C, une valeur supérieure de 1,1°C à la moyenne annuelle, en référence aux années 1991 à 2020.
Pour sa part, la température moyenne aux îles Baléares était de 18º (0,9º de plus) et aux îles Canaries, de 19,6 (1,2º de plus).
Quoi qu’il en soit, tout indique que les conditions, qu’elles soient neutres ou chaudes, feront de 2026 l’une des années les plus chaudes de l’histoire, à un moment en plein réchauffement climatique.