Le Royaume-Uni va également interdire l’accès aux réseaux sociaux aux plus jeunes. Le Premier ministre britannique Keir Starmer prévoit d’annoncer ce mois-ci une interdiction qui affectera les enfants de moins de 16 ans. Auparavant, il avait déjà annoncé des modifications législatives pour minimiser l’impact des écrans, mettant un terme à la fois aux chatbots à intelligence artificielle et aux rouleau contenu infini.
Le gouvernement s’apprête à annoncer une restriction sur les plateformes numériques « nuisibles » avant le 18 juin, selon le Financial Times. Ce jour-là, des élections auront lieu dans la circonscription de Makerfield, une élection qui ouvrira la voie à Andy Burnham, maire du Grand Manchester, pour faire le saut au Parlement pour défier Starmer et se présenter à la présidence du Parti travailliste.
Il première Le Britannique avait confirmé en décembre dernier qu’il était « personnellement » opposé à une restriction de l’accès aux réseaux sociaux. Cependant, Starmer et son équipe auraient changé d’avis en raison du soutien « écrasant » du public au veto. Jusqu’à 90 % des parents ayant répondu à la consultation de l’Exécutif se sont déclarés favorables à une interdiction.
Je m’oppose aux deepfakes
Le gouvernement travailliste annoncera ce lundi des mesures pour opposer son veto au contrefaçons profondes et éviter l’utilisation de l’IA pour générer des images sexualisées de mineurs pouvant être utilisées à des fins d’extorsion, rapporte le Times. Cela obligera également des entreprises comme Apple ou Google à intégrer des algorithmes de détection de nudité dans leurs systèmes d’exploitation pour empêcher les mineurs de prendre des photos explicites de leur corps et de les partager, ajoute le Financial Times. S’ils ne s’y conforment pas, l’Exécutif se réserve la possibilité de légiférer.
La restriction sur les plateformes pour les enfants de moins de 16 ans mettra un peu plus de temps à arriver. « Le Premier ministre n’a pas peur d’affronter les entreprises technologiques et leurs dirigeants pour protéger les jeunes », ont expliqué des sources de Downing Street aux médias londoniens.
Le Royaume-Uni entend ainsi rejoindre la liste de plus en plus longue des pays qui s’engagent à restreindre l’accès à Internet pour les plus jeunes. Un cas paradigmatique est celui de l’Australie, qui l’applique déjà depuis fin 2026. D’autres comme l’Espagne, la France, le Danemark ou le Portugal étudient des mesures pour suivre ces étapes. La Grèce a déjà confirmé que son interdiction, pour les enfants de moins de 15 ans, entrerait en vigueur en janvier 2027.