Le parquet de Valladolid a dénoncé le militant d’extrême droite Alberto Pugilato, alias Alberto González de Juan, pour avoir incité au harcèlement, à partir de ses profils sur les réseaux sociaux, contre des personnalités médiatiques liées à la gauche, comme le comédien Héctor de Miguel, Quequé, ou la journaliste Sarah Santaolalla.
La plainte, déposée par un particulier et à laquelle EFE a eu accès ce lundi, affirme que González de Juan aurait incité, légitimé et renforcé le harcèlement contre des personnes pour des raisons idéologiques à travers ses profils X, @albertopugilat et @pugilato2014, qui comptent plus de 85 000 abonnés et sa chaîne YouTube.
De même, il souligne que dans ces publications ces actes sont loués, on utilise un langage incitatif qui appelle à l’action collective de tiers, la violence politique est normalisée, les actes de harcèlement sont validés et ils s’insèrent dans un contexte réel de mobilisation idéologique.
Plus précisément, cela indique que l’accusé aurait partagé les dates et les lieux des représentations de Quequé via
La plainte mentionne de nombreuses publications, également dirigées contre la communicatrice Elena Reinés et la journaliste Sarah Santaolalla, toutes deux liées à des positions de gauche, ainsi que l’appel à insister sur la pression contre ces personnalités avec des commentaires tels que « Apreteu » ou « Apreteu qui marche ».
Pour toutes ces raisons, le Parquet de Valladolid conclut que ces événements pourraient constituer un délit commis à l’occasion de l’exercice des droits fondamentaux et des libertés publiques garantis par la Constitution, prévus et punis à l’article 510 1.a) et 1.b) alinéas 3 et 5 du Code pénal.
Les crimes de haine, visés à l’article 510, sont passibles d’une peine de prison d’un à quatre ans et d’une amende de six à douze mois.
Le texte indique que le ministère public a envoyé sa plainte à la place numéro 5 de la section d’enquête du tribunal d’instance de Valladolid et que le 24 juillet il a ouvert une procédure préliminaire pour enquêter sur les délits qui auraient pu être commis à partir de son profil X.