Le célèbre journal américain The New York Times a publié un rapport détaillé intitulé « La demande est imparable : Barcelone peut-elle survivre au tourisme de masse ? »analysant les effets du tourisme incontrôlé dans la capitale catalane, après l’émoi international provoqué par les manifestations anti-tourisme où certains habitants de Barcelone ont même aspergé les touristes qui se trouvaient sur les terrasses avec des pistolets à eau.
Tout au long de l’article, le média expose tensions croissantes que le surpopulation touristique a généré dans la ville, en particulier dans des lieux aussi visités que les Búnkers del Carmel, Las Ramblas et le marché de la Boquería.
À propos du Bunkers du Carmelun belvédère bien connu avec vue panoramique sur Barcelone, le New York Times commente que, ces dernières années, il est passé d’un espace fréquenté par les locaux à un destination populaire chez les jeunes touristes, après être devenue virale sur les réseaux sociaux. En ce sens, ils évoquent le conflits que cela a généré avec les voisins, à cause du bruit, des ordures et du comportement incivique de certains visiteurs. Malgré les mesures de la Mairie, comme la fermeture du belvédère la nuit, les touristes continuent d’envahir l’espace.
Le rapport mentionne également La Rambla. Sur cette promenade emblématique, il ressort que ce qui était autrefois une avenue pleine de boutiques et de stands de fleurs, est aujourd’hui un espace bondé de touristes, où les commerces traditionnels ont été remplacés par des boutiques de souvenirs et des restaurants qui servent une nourriture de qualité bon marché.
Un autre exemple de l’impact du tourisme sur la vie des Barcelonais est le Marché de la Boquerial’une des principales attractions touristiques de la capitale catalane. Le New York Times note comment le marché, qui approvisionnait auparavant la communauté locale en produits frais, a réorienté son attention pour répondre à la demande des touristes, proposant principalement des plats préparés.
L’article souligne également l’impact du tourisme sur le Parc Güellqui a mis en place un système de réservation en ligne pour contrôler les flux de visiteurs. De plus, ils rappellent que la Mairie a demandé de supprimer de Google Maps la ligne de bus qui relie le parc au reste de la ville, car les touristes ne permettaient souvent pas aux résidents d’utiliser ce service.
Le croisières est un autre des sujets abordés par le New York Times. Le rapport décrit comment, en un seul dimanche, jusqu’à 25 000 passagers peuvent débarquer à Barcelone, ce qui génère une pression considérable sur la ville sans se traduire par un bénéfice économique significatif.
Mesures et contradictions du conseil municipal
D’autre part, l’article explique également les mesures que le Mairie de Barcelone a essayé de mettre en œuvre pour contrôler le tourisme de masse et les critiques de ceux qui estiment que ces actions sont insuffisantes. Alors que le Conseil municipal a adopté des mesures telles que la limitation des locations touristiques et l’augmentation de la taxe de séjour, des voix critiques soulignent que la promotion d’événements tels que le Coupe de l’America et le agrandissement de l’aéroport Ils témoignent d’un manque d’engagement réel pour résoudre le problème.
Au total, le journal américain se demande si Barcelone parviendra à trouver un équilibre entre les intérêts économiques et citoyens, avant que la surpopulation touristique ne finisse par transformer de manière irréversible la ville.