Le gouvernement fixera le nombre minimum d’enseignants spécialisés dont les écoles doivent disposer pour soutenir les élèves ayant des besoins éducatifs spéciaux, les élèves souffrant d’un handicap physique, intellectuel ou sensoriel ou de troubles graves, comme l’autisme. Les personnes économiquement vulnérables et celles qui ont des difficultés d’apprentissage telles que la dyslexie ne seront pas incluses. Le nombre de spécialistes dans les salles de classe est actuellement arrêté par la communauté autonome. Lorsque le nouveau projet législatif en préparation par le Ministère de l’Éducation entrera en vigueur, ce sera le Gouvernement qui décrètera le nombre minimum d’enseignants de Pédagogie Thérapeutique et d’Audition et Langue (PT et AL). A partir de là, chaque territoire peut l’agrandir.
C’est ce qu’indique le projet de loi selon lequel le département dirigé par Pilar Alegría est en accord avec les syndicats enseignants dans le cadre de la réforme de la profession enseignante. « La formulation sur la présence de spécialistes dans les salles de classe est un peu ambiguë, nous espérons que le Gouvernement, dans les prochains projets, le précisera pour qu’il n’y ait pas de doute. Que ce soit le ministère qui décréte le nombre minimum au niveau de l’État est une grande avancée car, jusqu’à présent, les soutiens éducatifs sont réglementés de manière inégale selon la communauté autonome où se trouve l’école », explique le secrétaire des enseignants de l’enseignement public à EL PERIÓDICO. Héctor Adsuar López, membre non universitaire du CCOO, après avoir assisté, avec des représentants de la Csif, de l’UGT et d’autres centres, à la réunion avec le ministère, tenue ce jeudi à Madrid.
En Espagne, le nombre d’élèves ayant des besoins éducatifs spéciaux a presque doublé au cours des six dernières années (il a augmenté de 75,2 %) pour atteindre un million d’élèves. Fournir le soutien dont ils ont besoin et parvenir à une « véritable éducation inclusive » implique, selon un récent rapport du CCOO, un investissement de la part de toutes les administrations éducatives de 5,126 millions d’euros.
Selon le projet de loi, les spécialistes PT et AL soutiendront les élèves ayant des besoins éducatifs spéciaux, ce qui n’inclura pas les enfants les plus vulnérables économiquement ou ceux ayant des difficultés d’apprentissage, comme la dyslexie.
Des ratios inférieurs
Le projet législatif du gouvernement (qui n’est pour l’instant qu’un simple projet) inclut une réduction des ratios, l’une des grandes revendications des professionnels de l’enseignement. Les classes de l’enseignement primaire compteront un maximum de 22 élèves (contre 25 actuellement) et les classes de l’ESO et du lycée en auront un maximum de 25 (contre 30 actuellement). Pour le décompte des étudiants, les étudiants ayant des besoins éducatifs spéciaux (ceux qui ne sont pas économiquement vulnérables ou ceux qui ont des difficultés d’apprentissage) compteront pour deux, un extrême qui entrera en vigueur l’année prochaine une fois que la norme sera approuvée par le Parlement espagnol. La réduction généralisée des ratios sera appliquée progressivement à partir de 2027 et ne sera pleinement mise en œuvre qu’en 2031.
Dans certains cas, la réduction des ratios nécessitera la conversion d’une classe en deux. Le projet de loi précise que si une école, en raison de problèmes d’espace physique, n’est pas en mesure de le mettre en œuvre, elle disposera d’un personnel enseignant supplémentaire.
Le texte n’inclut cependant pas la baisse des ratios en FP, qui se situent actuellement à 20 (niveau de base) et 25 (niveau intermédiaire) malgré le fait que les enseignants exigent 15 pour le niveau de base et 20 pour le niveau intermédiaire.
Heures d’enseignement
L’initiative du ministère approuve également une autre demande de la communauté éducative : la réduction des heures d’enseignement. Le projet de loi prévoit que l’horaire d’enseignement ne dépasse pas 23 heures dans les écoles maternelles, primaires et spécialisées, tandis que dans le reste de l’enseignement non universitaire, il est de 18 heures. La réduction des heures d’enseignement sera également appliquée à partir de l’année prochaine. Ce temps concerne exclusivement l’enseignement en classe étant donné que l’horaire réel des enseignants et professeurs est plus long (37,5 heures) et comprend plus d’activités.
La prochaine réunion entre le ministère et les centres, qui n’a pas encore de date fixée, sera une table sectorielle et non un groupe de travail, dont les réunions ne sont pas contraignantes. Une fois que le texte aura été approuvé par le Conseil des ministres et d’autres institutions, il sera soumis au Congrès et au Sénat pour approbation finale et entrée en vigueur.
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