Le Gouvernement veut renforcer la coopération et la coordination avec la Generalitat pour faire face à la catastrophe provoquée par la dana ces deux derniers jours. Le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, a annoncé que lui et le chef de l’Intérieur, Fernando Grande-Marlaska, participeront à partir de ce vendredi aux réunions du comité de crise de l’exécutif de Carlos Mazón. En outre, comme Pedro Sánchez lui-même l’a fait ce jeudi lors de sa visite à Valence, Torres a clairement indiqué qu’il mettrait à la disposition de la Communauté valencienne tout ce qui lui est demandé, à partir de ce vendredi avec l’envoi de 500 soldats supplémentaires. Par ailleurs, le ministre a affirmé que le nombre de morts, 155 selon les dernières données, va augmenter compte tenu des « dizaines et dizaines » de personnes portées disparues.
Lors d’une conférence de presse après la réunion du comité de crise du gouvernement, Torres a expliqué que Sánchez avait suggéré à Mazón qu’un ministre participe à toutes les réunions du comité de crise du gouvernement. Centre de coordination opérationnelle intégré (CECOPI), l’organisme autonome à partir duquel sont coordonnées les interventions d’urgence dans les zones touchées par le dana. Grande-Marlaska le rejoindra dans un premier temps, en tant que chef de la protection civile, et à d’autres occasions, ce sera Torres lui-même qui assistera à ces réunions.
Torres a assuré que « la Communauté valencienne dispose dès le premier instant de toutes les ressources de l’État » pour répondre à toutes ses demandes. En ce sens, il a clairement indiqué que Mazón continue d’être la plus haute autorité dans la gestion de la crise et que la présence des ministres ne signifie pas qu’ils prennent le contrôle, comme cela correspondrait à une situation d’urgence d’intérêt national.
« Nous sommes dans un État autonome avec des pouvoirs clairs », a-t-il déclaré, interrogé sur les accusations du leader du PP, Alberto Núñez Feijóo, selon lesquelles le gouvernement n’aurait pas agi comme il le devrait devant la dana. Bien que Torres ait essayé de ne pas entrer dans la polémique, après plusieurs questions sur les paroles de Feijóo, il a fini par dire que « ceux qui ajoutent sont ceux qui contribuent et ceux qui restent sont ceux qui essaient de diviser ». « Ce qui reste pour le moment, ce sont des critiques », a-t-il souligné avant de souligner que le bilan des morts est « dramatique » et qu’il reste encore « des dizaines et des dizaines de personnes portées disparues ».
La participation de l’armée
Torres a réitéré à plusieurs reprises qu’ils mettent « toutes les ressources de l’armée à la disposition du gouvernement valencien » et qu’ils le font « aux dépens » de tout ce qui leur est demandé. Ainsi, ce même après-midi, la Generalitat a demandé le déploiement de l’Armée pour pouvoir livrer de la nourriture aux personnes restées isolées, pour lesquelles le Ministre de la Politique Territoriale a assuré qu’ils rejoindraient ce vendredi le 1 200 soldats de l’UEM déjà déployé, encore 500 militaire. « L’UME est prête et se tient à la disposition de la Communauté Valencienne et de son Gouvernement dès la minute zéro pour tout ce qui se concrétise », a-t-il déclaré.
En ce sens, il a indiqué que les ressources de l’armée seront utilisées pour ravitailler les zones touchées, pour rechercher les « dizaines et dizaines » de personnes encore portées disparues et pour réaliser tous les travaux de génie civil nécessaires pendant le temps infrastructures sécurisées. Il a également évoqué la « sécurité », en référence à la 39 personnes arrêtées pour vols. À ce stade, le ministre a indiqué que sur le terrain il y a 1 800 policiers nationauxpresque 1 000 gardes civils et les membres de l’UEM.
Enfin, Torres a assuré qu’ils travaillaient à la récupération de l’électricité et de l’eau. Pour l’instant, plus de la moitié des 150 000 personnes restées sans électricité ce mercredi ont pu récupérer l’électricité et qui s’efforcent de rétablir l’eau.