Le défi responsable de l’information

Le philosophe Byung-Chul Han prévient que ce n’est pas nous qui utilisons le téléphone portable, mais plutôt l’inverse. Cette réflexion peut être appliquée à ce qui s’est passé l’année dernière. Le cas de Carlos Mazón est révélateur, expert dans la maîtrise des messages courts et bobines sur les réseaux sociaux jusqu’à l’arrivée du grand déluge. Depuis, le président en est une autre, victime de cette communication immédiate contre laquelle met en garde le récent Prix Princesse des Asturies pour les Sciences Humaines. Une manière qui devient inutile lorsqu’une urgence nécessite de faire preuve de leadership.

Un groupe d’amis peut remporter une élection et gouverner, mais lorsque des difficultés surviennent, ils continuent généralement à se comporter de la même manière. Pour cette raison, et malgré les efforts reconnus d’un Consell axé sur la reconstruction, le véritable problème réside dans la crédibilité. Comme l’admet la direction du PP elle-même, sa réputation est impossible à restaurer après les versions contradictoires et, toujours non éclaircies, un an plus tard, les heures perdues de Mazón le jour en question.

Les quelques dirigeants populaires qui ont osé dire la vérité aux président Ce sont eux qui ont la solution. Mazón est confiant qu’après les funérailles nationales et la rénovation annoncée, il pourra éviter la réalité jusqu’en mai 2027. Il vit avec cette illusion, isolé aux Palaos, pendant que se prépare le mouvement décisif, la convocation du congrès reporté du PPCV à l’été prochain, où sera élue la nouvelle présidence du parti et, avec elle, le futur candidat à la Generalitat.

Une feuille de route pleine d’incertitudes. Le principal, l’issue judiciaire de l’enquête sur le Dana. Mais l’instabilité politique à Madrid et les convocations électorales en Castille-et-León et en Andalousie, auxquelles pourraient s’ajouter l’Estrémadure et l’Aragon, pèsent également. C’est précisément pour cette raison que le PP valencien doit être préparé à n’importe quel scénario, ce qui n’arrive pas aujourd’hui.

Le célèbre penseur allemand d’origine sud-coréenne, auteur de La société de la transparencemet en garde contre le danger d’utiliser la technologie pour amplifier la haine, fausses nouvelles et la polarisation. C’est pourquoi Byung-Chul Han appelle les pouvoirs publics à défendre la démocratie par le bon sens, la responsabilité, la confiance et le respect. Le journalisme valencien responsable s’engage dans cette tâche.

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