On parle beaucoup sur les réseaux sociaux de Bad Bunny, le chanteur de reggaeton mondialement connu qui remplit les stades de milliers de fans qui assistent avec ferveur à ses concerts.
Le Portoricain a explosé en popularité après sa participation au Superbowl de Santa Clara, en Californie. Sa performance impressionnante lui vaut une reconnaissance encore plus grande au sein de la communauté latine, qui le vénère presque comme un chef spirituel. Cependant, malgré le succès incontestable de ses concerts, Bad Bunny est le protagoniste d’une polémique centrée sur un espace unique lors de ses concerts appelé « la casita ». C’est une place importante au sein de la salle qui représente l’une de ces humbles maisons caribéennes qui se connectent à la vie simple, celle des voisins, celle de la vie simple que le chanteur revendique tant dans ses chansons ; des sujets qui parlent presque toujours de la fierté d’être caribéen, de questions sociales comme le rejet de la masculinité traditionnelle, la critique des inégalités sociales, bref, une liste de revendications typiques d’un activiste tel qu’il est censé l’être.
Cependant, cette « petite maison » a généré une forte polémique, car d’après ce que l’on a vu, seules les personnes pertinentes y étaient invitées, des footballeurs, des « influenceurs », des mannequins moyens et surtout des femmes recrutées dans le public, choisies par l’organisation qui, pendant le concert, jouent le rôle de figuratifs qui secouent leur corps au rythme du reggaeton. J’ai vu des images et la vérité est que dans le contexte des réseaux, il est assez ridicule de voir ces filles, dont le modèle obéit à celui typique avec un « short » moulant et un haut minimal, qui fait tout son possible pour attirer l’attention du chanteur au moment où il s’approche pour chanter dans la « petite maison » susmentionnée.
Tant de fanfaronnade, tant de paripé, tant d’image contraire au féminisme ambiant aujourd’hui donne la chair de poule et des surprises de la part d’une militante sociale.
Il n’est donc pas surprenant que le machisme exultant soit critiqué et qu’il y ait désormais rectifié. « Des changements arrivent », a-t-il déclaré, donc désormais la sélection des candidats pour la « petite maison » sera moins hétéronormative et il y aura des personnes à partir de trente-huit ans.