La Generalitat injectera davantage d’aides à l’usine Chery après avoir annoncé qu’elle retarderait d’un an la production de voitures électriques

Le Generalitat de Catalogne va injecter de nouvelles aides publiques dans le projet réindustrialisation de Zone francheoù se trouvait jusqu’à récemment l’usine Nissan. Le ministère du Commerce a préparé des fonds pour atténuer une partie des effets qu’aura sur le projet le retard d’un an dans la production de voitures électriques. Cerise et son partenaire Ebro, comme le confirment différentes sources bien informées à EL PERIÓDICO.

Début septembre, la firme chinoise a annoncé qu’elle décalait la fabrication de ses modèles jusqu’à l’été 2025. Omodacitant l’augmentation des droits de douane que la Commission européenne prépare sur les importations de voitures chinoises. L’idée initiale de Chery est d’amener les véhicules dans un état d’assemblage très avancé et de terminer leur assemblage à Barcelone. Maintenant, compte tenu de l’augmentation des coûts qu’impliqueront les nouvelles taxes dans ce modèle, ils parient directement sur le démarrage d’un système de production qui nécessitera plus de travail à Barcelone, mais qui prendra plus de temps à mettre en œuvre.

Ce retard entraîne une diminution du volume de travail disponible pour le 600 salariés que cette semaine, ils ont signé leur nouveau contrat avec le duo Ebro-Chery. Ces 600 personnes font partie des 2 500 travailleurs qui ont perdu leur emploi lors de la fermeture de Nissan. Certains ont pris leur retraite, une minorité a cherché un autre emploi et ces 600 sont restés sur la « liste d’attente » jusqu’à ce que la réindustrialisation soit achevée.

Après le changement de plans, direction l’Èbre Il a beaucoup de modèles. Selon des sources proches du dossier de la réindustrialisation, sur les 600 nouveaux employés, seuls 140 seront nécessaires pour entreprendre les premières productions de véhicules, qui seront tous des modèles Ebro (S700 et S800). Chez Chery, il faudra attendre un an. Il y a alors 460 travailleurs qui perçoivent déjà aujourd’hui un salaire équivalent à congrès de métallurgie de Barcelone plus 20% supplémentaires, comme convenu, mais pour lesquels il n’y a pas de charge de travail disponible.

Et, pour alléger une partie de cette masse salariale, la Generalitat leur ouvre la porte de suivre des cours de formation, subventionnés par des fonds publics.

Réorganisation interne

Le modèle que la direction a transféré au personnel est le suivant. L’équipe sera divisée en deux groupes. L’un d’entre eux produira des modèles Ebro. Actuellement, cinq voitures sont déjà assemblées et Ebro a commencé les premiers tests d’homologation. Il est prévu que la fabrication commencera en novembre, la date exacte dépend de l’approbation finale et la référence du 18 novembre est en cours de traitement au sein du personnel. Le premier tirage est d’environ 700 exemplaires.

Le deuxième groupe de travailleurs consacrera une partie de sa journée de travail à reconditionner les chaînes de montage que Nissan a laissées derrière lui après son départ et qui nécessitent de fortes doses de maintenance. L’une des raisons, entre autres, qui a poussé Nissan à fermer l’usine de Barcelone est qu’il y avait plusieurs années sans réaliser de nouveaux investissements ni attribuer de nouveaux modèles, laissant les machines obsolètes. Il faut maintenant préparer les lignes pour la production, selon le modèle MRC (Completely Knock Down, en anglais), la nouvelle Omoda, avec une prévision de 5 000 véhicules la première année. La promesse avec laquelle l’alliance entre Ebro et Chery a été formalisée était qu’à eux deux, ils fabriqueraient environ 150 000 véhicules au cours des cinq prochaines années dans la zone de libre-échange.

Et ces travailleurs, en attente de plus de travail sur les lignes, accéderont à cette formation offerte et subventionnée par la Generalitat. La répartition du temps sera d’environ six heures de formation et deux heures de conditionnement en ligne. « Nous avons suivi la négociation sociale qui a eu lieu et la situation actuelle. La position du Ministère est de soutenir les négociations et les ententes qui surviennent entre les parties. Agir également si nécessaire, comme apporter un soutien dans la formation continue des travailleurs », indiquent des sources du département dirigé par Miquel Sàmper.

Ce n’est pas la première fois que ce consortium implanté en Zone Libre accède à des aides publiques en attendant de démarrer ses productions. En juillet, le gouvernement, alors républicain, dirigeait le ministère Roger Torrenta lancé un appel à subventions pour que les entreprises puissent former leurs travailleurs et Ebro a reçu 2,1 millions d’euros. Le montant de ce nouveau cycle de formation n’a pas encore été entièrement défini, comme le rapporte la Generalitat.

L’injection de ressources publiques de la Generalitat intervient au moment où l’Èbre s’efforce d’attirer davantage de financements privés. De Chery, le premier exportateur de voitures électriques au monde et en 2023 il vendra dans le monde entier 1,8 millions de véhiculesles acteurs de la réindustrialisation tiennent pour acquis la puissance financière.

En août dernier, Ebro a réalisé une augmentation de capital évaluée à 40 millions d’euros. Et cette semaine, elle a franchi une nouvelle étape vers son entrée sur le « marché boursier des PME », où elle espère attirer davantage de financements. Le conseil d’administration de la société a décidé ce mardi de fixer un prix par action de 6,88 euros pour être cotée prochainement sur BME Growth, valorisant le prix total de la société à 329 millions d’euros.

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