La Cour suprême confirme la peine de deux ans de prison prononcée contre d’anciens dirigeants de l’ACA pour certains contrats secrets

17 ans après les faits, le Tribunal Suprême (TS) a confirmé la peine de 2 ans de prison et entre quatre et 12 ans d’interdiction de cinq anciens directeurs de l’Agence Catalane de l’Eau (ACA), une entreprise publique de gestion des eaux de la Generalitat, et un homme d’affaires pour l’attribution irrégulière de contrats par cette entité, dans les années 2007 et 2008, pendant l’ère tripartite, à une Union des Entreprises Temporaires (UTE) contrôlée par Joan Lluis Quer, qui avait été directeur de l’ACA et ancien président des Infrastructures de la Generalitat (ancienne Gisa). Cette action, selon le jugement du tribunal de Barcelone rendu en 2022, a eu l’approbation du directeur de l’ACA de l’époque, Manuel Hernández.

La Cour suprême a rejeté les appels déposés par les prévenus contre la sentence qui a condamné quatre d’entre eux pour avoir révélé des informations confidentielles et les deux autres pour avoir utilisé ces informations. Les événements remontent à septembre 2007, lorsque l’ACA, qui dépendait de la Conselleria de Medi Ambient i Habitatge (dirigée par Francesc Baltasar), a traité par appel d’offres un contrat de conseil pour l’élaboration du programme de mesures et du plan de gestion du bassin fluvial de Catalogne, qui devrait avoir un montant maximum de 4 millions d’euros.

Contrats complémentaires

Le marché, d’un montant de 3,75 euros, a été attribué en janvier 2008 à l’UTE DMA-Gesdió, un groupe de trois bureaux d’études d’ingénierie, dont Auding, dirigé par Quer, qui a été directeur de l’ACA entre 2000 et 2004. Ce marché précisait qu’il était ouvert à d’autres budgets complémentaires, ce qui permettait en effet à l’adjudicataire de choisir librement de les combiner. Et c’est ce qui s’est passé. Entre octobre et décembre 2008, la même DMA-Gestion a remporté 38 contrats supplémentaires pour des travaux complémentaires, de montants différents et qui ont finalement totalisé 3,9 millions supplémentaires. Au total, le fonctionnement des primes en cascade s’est élevé à 7,6 millions de millions.

L’arrêt du Tribunal précise qu’Hernández, ainsi que trois autres anciens dirigeants de l’ACA, « tout en étant conscients du devoir de secret que leur statut de fonctionnaires leur imposait, ont accepté d’anticiper et de fournir des informations confidentielles et privilégiées » sur le contrat de conseil aux entreprises dirigées par Quer et à Josep Bou, également condamné. Ces deux défendeurs, ajoute la résolution, « ont utilisé cette information dans l’offre faite par l’UTE, qui a été retenue. Pour ce faire, ils ont maintenu des contacts et des rencontres avec les ouvriers du secteur de l’ingénierie qui composaient ce syndicat d’entreprises, qui ont débuté dans les mois précédant la publication de l’appel d’offres ».

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