La Commission européenne impose une amende de 800 millions d’euros à Meta pour violation des lois antitrust

Dur revers à But. Le Commission européenne a imposé ce jeudi une bien de 797,72 millions d’euros au géant du réseaux sociaux pour avoir enfreint les lois antitrust de la Union européenne.

Dans une déclaration, Bruxelles allègue que la société américaine a abusé de sa position dominante en reliant son service de petites annonces en ligne Marché Facebook à Facebookafin que tous les utilisateurs du célèbre réseau social soient exposés à sa plateforme d’achat et de vente de produits même s’ils ne le souhaitent pas. Il note également que Facebook Marketplace présente « un avantage de distribution substantiel que les concurrents ne peuvent égaler ».

En outre, le Community Executive conclut que l’entreprise s’est également livrée à des pratiques abusives en imposant unilatéralement des conditions commerciales déloyales à d’autres fournisseurs de services de publicité en ligne qui font de la publicité sur ses plateformes, principalement Facebook et Instagram. Ceci, souligne le communiqué, « permet à Meta d’utiliser les données liées aux publicités générées par d’autres annonceurs pour le bénéfice exclusif de Facebook Marketplace ».

Le CE demande Meta, également propriétaire de l’application de messagerie instantanée WhatsAppde mettre fin à ce comportement et d’adopter des changements dans sa manière de fonctionner pour cesser de violer l’article 102 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne. « Cela est illégal au regard des règles antitrust de l’UE », a-t-il déclaré. Margrethe Vestagervice-président exécutif chargé de la politique de concurrence.

Pour fixer cette sanction économique à près de 800 millions d’euros, Bruxelles a pris en compte la durée et la gravité de l’infraction, ainsi que le volume d’affaires de Facebook Marketplace et Meta.

La méta réapparaîtra

Le géant de la technologie dirigé par Mark Zuckerberg a déjà annoncé dans un communiqué en réponse qu’il s’adresserait aux tribunaux pour faire appel d’une décision qui, assure-t-il, « n’apporte aucune preuve d’un préjudice concurrentiel aux concurrents ou aux consommateurs », qui « ignore la réalité du marché » et qui « seulement servira à protéger les marchés traditionnels.