Junts demande de reconsidérer le cordon sanitaire à l’extrême droite après s’être abstenu sur une proposition d’Aliança Catalana

Ensemble a demandé un débat « large et profond » sur la manière de faire face à « la montée de l’extrême droite » après les partis qui ont signé le « pacte antifasciste » au début de la législature et les membres du comité de suivi qui l’a promu – dirigé par Unité contre le Feixisme et le Racisme (UCFR)-, les a prévenus que l’accord signé implique « rejeter systématiquement toutes les propositions« venant de Voix soit Alliance catalane« quel que soit son contenu ».

Tout cela après que le groupe parlementaire Junts s’est abstenu dans une proposition de résolution sur la déclaration unilatérale d’indépendance présentée par Aliança Catalana lors du débat de politique générale qui n’a pas abouti. Les partis qui ont signé le cordon sanitaire auquel JxCat s’est également engagé -PSC, ERC, Comuns et CUP- ont demandé aux post-convergents « une rectification » et depuis l’UCFR ils ont convoqué une réunion « urgente » avec le comité de suivi, formé par le représentants des formations, membres de la société civile et coordonnés par la même entité. Lors de ce sommet, tenu la semaine dernière, le groupe dirigé par Albert Batet dans la chambre, il a assuré que sa manœuvre n’implique pas une violation de ce qui a été convenuselon des sources présentes à la réunion.

Le pacte signé au début de cette législature pour isoler l’extrême droite au Parlement ne prévoit pas avec du concret que la stratégie devrait être de voter contre, mais « empêcher leurs initiatives parlementaires d’aboutir« , ainsi qu’un engagement à »ne normalisent ni ne légitiment l’action politique » de ces formations. L’initiative parlementaire d’Aliança n’a pas abouti car elle n’a reçu que trois votes favorables – deux de son groupe et un erroné de Vox -, l’abstention de Junts (35) et le refus du reste de la Chambre.

Deux interprétations

Lors de la réunion d’urgence convoquée la semaine dernière, le représentant de JxCat, le député Ennatu Domingoa justifié que le interprétation Qu’a fait son parti du texte signé ? n’incluait pas l’obligation de voter contre et a demandé de repenser la stratégie à suivre. Le reste des membres ont été en désaccord sur ce point, convenant lors de cette réunion, sans le soutien de Junts, que « ce qui a été signé » implique « le rejet de toutes les propositions venant de l’extrême droite », soulignant que c’était voter contre.

Compte tenu des divergences constatées, il a été convenu de convoquer la direction de Junts à une prochaine réunion pour « clarifier » la question. « Si vous voulez réfléchir, approfondir ou clarifier des stratégies, vous pouvez le faire, mais maintenant nous avons un pacte qui doit être respecté« , affirme le comité de suivi.

À l’heure actuelle La possibilité de modifier le contenu de l’accord n’est pas prise en comptesoulignent-ils de la part de l’équipe de conduite. La volonté est de s’asseoir et de discuter avec les post-convergents pour rapprocher les positions, après avoir bien sûr précisé mardi que « voter contre » C’est l’interprétation qu’en font tous les membres du pacte, qui étudient en soumettant cette nuance à une nouvelle écriture. « L’unité est importante, nous voulons que Junts continue de faire partie de l’accord« , souligne l’un des participants à la réunion, représentant un parti.

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