« Je n’ai pas envisagé de quitter un seul jour la mairie, j’ai ressenti une responsabilité historique »

Le 15 avril 2011, la vie d’Ada Colau a changé « pour toujours ». Ce jour-là, son fils Luca est né. Une révolution vitale qui, un mois plus tard, le 15 mai, s’est accélérée suite à la première grande manifestation du mouvement d’indignation. Avec « oui, nous pouvons » comme slogan pour contester la crise économique, la corruption politique et le système bipartite, son visage a commencé à être gravé dans la rétine des citoyens. 15 ans et trois vies se sont écoulées : celle de Colau militante, celle de Colau maire de Barcelone et celle de Colau en dehors des institutions, mais en conservant la direction morale de son parti, le Comuns. « Au fond, je me sens comme la même personne », résume-t-il à quelques mètres de l’endroit où, sans le savoir, son saut institutionnel a commencé à avoir lieu : la Plaza de Catalunya à Barcelone.